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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

«Avenue JEAN-CHAREST»?

image En 2006, Le Parisien consacre un reportage à l'ancien premier ministre français Alain Juppé, exilé pour un an au Québec et plus précisément à l'École nationale d'administration publique, le temps de purger sa peine d'inéligibilité. Le journaliste Frédéric Gerschel (le jeudi 23 mars 2006, p. 9) décrit la vie du politicien ostracisé : «Il fait le trajet tous les mardis (trois heures en voiture ou en train) entre Montréal et la deuxième ville de la Belle Province, située à l'embouchure du Saint-Laurent [NDLR:à l'Île d'Anticosti?]. Il n'y a pas grand-chose dans son petit bureau gris et blanc du 555, avenue Jean-Charest.» À ce propos, Mots et maux™ tient à informer les journalistes étrangers en visite au Québec:

Certes, nous, de La Belle province, avons un petit côté république bananière, surtout dans le domaine du bâtiment; ou alors lorsqu'on accueille des ex-politiciens en disgrâce. Mais irions-nous toutefois jusqu'à baptiser un boulevard du nom du premier ministre en exercice? Quand même! Sachez donc que le Charest du boulevard et de l'autoroute, c'est ni Jean, ni Rémy, mais bien Zéphirin (1813-1876).
 
 
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