
Sur son
blogue, le président de la CSQ Réjean Parent
n'est pas tendre à l'égard des économistes embauchés par le ministre des Finances Raymond Bachand: Claude Montmarquette, Pierre Fortin, Robert Gagné et Luc Godbout. Il les qualifie tour à tour de «
bouffons», de «
pseudo-experts», de
mercenaires. À ses yeux, «
la recherche de la vérité», pour ces quatre universitaires, importe «
beaucoup moins dans leurs études que d’arriver aux conclusions désirées par celui qui les paie. Bref, [...] des économistes-mercenaires, ça existe». L'accusation est gravissime. Chose cocasse: ce syndicat cite constamment à l'appui un de ces économistes, Pierre Fortin. Notamment dans un document intitulé
Élections fédérales 2008 : les priorités de la CSQ : «
Une étude de Pierre Malouin, l’ancien directeur général du financement de l’enseignement supérieur au MELS et de l’économiste Pierre Fortin de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), arrive à la conclusion que le sous-financement du réseau des cégeps s’élevait à 305 millions en 2005-2006.» La CSQ cite aussi M. Fortin lorsqu'il s'agit d'évaluer le coût du décrochage au Québec : «
Récemment, l’économiste Pierre Fortin évaluait ce coût à 1,2 milliard de dollars par année.» En somme, quand ça l'arrange, la CSQ n'hésite pas à faire de Pierre Fortin le
mercenaire de ses argumentaires.