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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Le «petit ministre» fait la «sale job»... et ça vire au bordel

image EN DIRECT DU PARLEMENT : On parle souvent de périodes de «questions». On comprend ce matin pourquoi, il y a quelques années, on a ajouté «et de réponses orales». Car parfois, le gouvernement veut éviter de donner des réponses et pour ce faire, se met à poser des questions à son tour. Ce matin, c'est le ministre Claude Béchard qui s'est levé en réponse aux premières questions de Pauline Marois. Il n'a pas du tout abordé le sujet de la question, soit le rapport accablant du Vérificateur général sur la gestion des contrats au ministère des transports. Il a plutôt posé questions sur questions au sujet des actions que le mari de Pauline Marois, Claude Blanchet, aurait eu de «plusieurs sociétés publiques avec lesquelles la SGF ou ses filiales brassaient des affaires» (selon un article publié dans Le Soleil). Pauline Marois a rétorqué : «On envoie un p'tit dernier pour faire la sale job.» Le Leader Stéphane Bédard a ensuite parlé du «petit ministre». ////// Puis, ça a dérapé comme rarement au salon bleu. Les leaders parlementaires se sont levés les uns après les autres, posant de fausses questions de règlement. Le président Yvon Vallières avait du mal à maintenir l'ordre, les députés s'invectivant à qui mieux mieux. Le péquiste Jean-Martin Aussant a soudainement lancé, hors micro, à la ministre Nathalie Normandeau: «Ferme ta gueule!» Jacques Dupuis exigé des excuses pendant plus de cinq minutes. L'opposition y a vu un stratagème pour tuer le temps. Le président Vallières n'avait alors plus de contrôle du tout. Triste spectacle. Et Jean Charest ne s'est jamais levé pour répondre aux questions. (Photo Le Devoir)

 
 
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