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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Du «Plan nord» à la «Démarche Nor... mandeau»

image Ce qui se produit avec le Plan nord, qui devient la Démarche Nor...mandeau, rappelle un vieux truc utilisé par l'ancien collègue de la ministre, Jean-Marc Fournier : il avait cessé de parler de «défusion» pour adopter le terme «démembrement». Classique: on fait muter le vocabulaire dans l'espoir de changer une perception. La ministre Nathalie Normandeau, elle, tout en continuant de glisser au passage l'expression «Plan nord», nous dit qu'au fond, s'il n'existe pas de document qui l'expose clairement, c'est qu'il s'agit d'une «démarche». Un peu plus et elle parlait de «cheminement» (Voir la définition dans Le Dictionnaire québécois instantané). Un lecteur, au bas de mon texte, souligne ce matin l'avalanche de «mots de javel» —ces mots qui lavent plus blanc— qui émaillent le discours de la ministre: «Plan, démarche, multimédia, avenir, nouveau genre, paradigme, partenaire, concertation, vision, mécanique, évolution, s'asseoir avec les communautés, mobiliser, chantier, ...» Et le lecteur de gentiment nous inviter à découvrir le Bullshit Bingo. Une version vidéo? C'est par ici qu'on se roule par terre. Oh, et ici aussi. AJOUT : Au 98.5, Paul Arcand a décrit les choses ainsi ce matin : «Le Plan nord, c'est du vent, c'est un Plan éolien, au fond.» (Photo Jacques Nadeau, Le Devoir)

 
 
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