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Mots et maux de la politique Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

Éric Caire a préféré «Donjons et Dragons» à l'université

Antoine Robitaille   19 septembre 2009 15h34  Mots et maux de la politique
image L'aspirant chef adéquiste Éric Caire n'a pas tout dit l'autre jour lorsqu'il a bricolé une explication sur son décrochage de l'université. On en trouve la vraie raison dans un portrait de Caire publié en 2005 : «Parallèlement à son implication politique, il fait ses études en sciences humaines pour ensuite débuter [sic] un baccalauréat en communication à l'Université Laval, qu'il ne terminera pas. La raison de cet abandon est qu'il voulait se consacrer à une autre passion, les jeux de rôles. Ceux-ci, d'inspiration médiévale, avait pris énormément de popularité au début des années 90 et avaient amené Éric à fonder Le Grimoire, sa propre boutique consacrée à ce passe-temps. Au même moment, il fonde une autre compagnie qui initie des parties de jeux de rôles grandeur nature.» Où cette perle a-t-elle été publiée? Dans la Lettre adéquiste du 23 mars 2005, dont un des auteurs était mon «ami» le blogueur Pierre Morin. On semble reconnaître ici sa prose militante [Ajout : M. Morin est bien identifié comme un des auteurs de la lettre à la dernière page, mais il prétend que ce n'est pas lui qui a écrit ce texte: voir commentaire num. 5 plus bas]. On peut lire : «Cette sympathie à l'égard de la jeune formation politique guidera alors l'animateur de Donjons et Dragons qu'il était à se préparer sans le savoir à la plus grande joute grandeur nature à laquelle il n'aura jamais participé... les élections générales de 2003.» Goûtez ces métaphores hardies : «Si on traçait un parallèle entre la passion d'Éric pour les jeux de Donjons et Dragons et le contexte politique actuel, il est facile d'affirmer qu'avec le sortilège d'immobilisme qui frappe les libéraux et le monstre à trois têtes qu'est devenu le PQ, nul besoin d'être magicien pour voir qu'il y a de la place pour un fougueux chevalier qui fera une grande croisade de terrain!» Au fond, M. Caire aurait peut-être dû s'inscrire à Poudlard, dont la pédagogie lui aurait sans doute davantage convenu.

 
 
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