
L'écrivain Jean-Marie G. Le Clézio, prix Nobel de littérature 2009, se fend d'une
tribune dans Le Monde pour condamner les projets hydroélectriques sur la Romaine. Dans sa tribune, Le Clézio soutient que «
depuis toujours ce fleuve est le domaine où nomadisent les Innus, tribu indienne connue au Québec sous le sobriquet de Montagnais». Je me demande ce que les Montagnais pensent de se faire qualifier de «
tribus» qui «
nomadisent», même par un prix Nobel. Faut-il y voir, selon vous, un accroc à la langue de bois ou un relent de colonialisme? Ce dernier mot rimant avec
paternalisme, comme
l'a dit Jean Charest.