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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Avec Plante, on se plante, dit Proulx

image «L'ADQ n'est pas le véhicule de la droite. Sinon, j'en descends aussitôt», a déclaré l'ancien leader adéquiste Sébastien Proulx au Soleil. Pour lui, cette formation est de «centre-droit». Le candidat Jean-François Plante n'est pas d'accord, comme on le voit dans son communiqué de ce matin où il explicite quelque peu «l'action adroite et efficace» qu'il propose. N'est-il pas vrai que l'ADQ a eu de bons résultats seulement lorsqu'elle a plaidé pour l'autonomie (contre le souverainisme, en 1998 et 2002) et pour l'identité québécoise (en 2006 contre les accommodements déraisonnables)? La pensée libertaire ne fait pas florès au Québec. Et même aux États-Unis, il y a plus de think tank libertariens que de libertariens convaincus, semble-t-il: «The reason that we have so many well-funded libertarians in America these days is not because libertarianism suddenly acquired an enormous grass-roots following, but because it appeals to those who are able to fund ideas. … Libertarianism is a politics born to be subsidized.» (de Thomas Frank dans The Wrecking Crew, How Conservatives Rule, Metropolitan Books, Henry Holt & Company, 2008, 369 pp.)

 
 
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