
Comme Joséphine Baker dans la
chanson, la ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau a «
deux amours». Il y a le député de Shefford, on le sait. Son cœur de Gaspésienne s'est aussi entiché d'adverbes tels
honnêtement et
sincèrement. Passion est un mot faible pour décrire sa relation avec ce dernier. Écoutons-là: «
Sincèrement, le discours qui a été livré hier...»; «
Sincèrement, de notre côté, nous allons faire ce que nous avons dit...»; «
Sincèrement, de ce côté-là, ça va très bien...» ; «
sincèrement, Mme Marois a tendance à utiliser non seulement des métaphores, mais des qualificatifs... sincèrement qui ne rendent pas hommage à la qualité du vocabulaire qu'on doit avoir en cette Chambre» ; «
Sincèrement, la conclusion à laquelle on arrive...» ; «
C'est petit, c'est bas, c'est sincèrement... c'est inacceptable...» ; «
Depuis des années, le monde municipal aspire à un peu de stabilité, sincèrement.»; «
sincèrement, il faut être prudent avec ce genre de propos».
Honnêtement, ça me semble
sincèrement beaucoup, dans un
petit point de presse de 14 minutes. (Photo de Joséphine Baker, archives Le Devoir)