La vérité, c'est indigne?
«Indigne de représenter la population»: c'est le verdict qu'avait prononcé, non sans pathos, Jean Charest au sujet de Mario Dumont, en pleine campagne électorale. De gros flocons tombaient lentement sur le lutrin du chef libéral, placé devant le parlement pour faire solennel. La scène, imaginée et arrangée par les faiseurs d'image, était frappante. Jean Charest pourfendait, emphatique, le chef adéquiste pour avoir évoqué la possibilité qu'avec d'éventuelles mauvaises performances de la Caisse de dépôt (ce qui s'est avéré), on connaîtrait des hausses de tarifs généralisées (ce qui est en train de s'avérer), mais aussi des baisses de pensions de retraites: ce qui a été annoncé, au moins pour les employés de la construction et possiblement pour nous tous, abonnés que nous sommes à la Régie des rentes. Alors, indigne, Mario Dumont? Pas surprenant que le slogan de l'ADQ dans Riviève-du-Loup soit empreint d'amertume à l'endroit de la campagne libérale de novembre-décembre 2008: «La vérité d'abord»...|
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