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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

«Dépolitiser», encore

image Dépolitiser : ce mot, utilisé de plus en plus par les politiciens eux-mêmes (en campagne électorale de 2008, c'était le mot-clé, j'en ai déjà parlé), confirme ainsi qu'ils ont intériorisé l'idée que la politique était par définition sale, partisane, petite. Qu'il n'y avait pas d'autres politiques possibles. Encore récemment, dans son communiqué sur le fameux projet de loi instaurant un code d'éthique et un Commissaire à l'éthique, on peut lire : «Avec ce projet de loi, le gouvernement prend l'initiative de dépolitiser tout le débat. Les Québécois n'ont pas à subir les conséquences d'un jeu partisan de la part des partis d'opposition». Des propos qu'on attribuait au ministre si peu dépolitisé, Jacques P. Dupuis. (Image, couverture du livre d'Emmanuel Todd, Après la démocratie, Gallimard)

 
 
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