
Il y a l'effet Desmarais, assurément. Mais dans la répudiation, par Nicolas Sarkozy, de la doctrine gaullienne du «ni-ni» à l'égard du Québec, il y a aussi le rejet du vocable même de «
souverainisme» (c'est ce que je voudrais ajouter à
mon article de samedi). En France, depuis 2000, des «souverainistes» comme
Paul-Marie Coûteaux ont adopté l'étiquette, luttent contre l'intégration européenne (que Sarkozy, au contraire, appelle de tous ses voeux) en faisant l'éloge de la «
souveraineté nationale». Ils
citent parfois même le Québec. Voyez des extraits de certains de leurs textes, dont
Souverainisme, j'écris ton nom (ils paraphrasaient Éluard, comme
d'autres). Coûteau, d'ailleurs, est député européen (c'est donc une sorte de bloquiste!). Soulignons enfin que Louise Beaudoin, il y a neuf ans, alors qu'elle était ministre des Relations internationales de Lucien Bouchard, avait pris la peine, dans
Le Monde, de distinguer le «souverainisme» québécois du souverainisme français. D'ailleurs ce texte, qui commençait par «
Il faut toujours s'entendre sur le sens des mots», où a-t-il été repris? Sur le site «euroscepticisme.chez.com». Ça dit tout...