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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

«Souverainisme» : une connotation anti-européenne en France

image Il y a l'effet Desmarais, assurément. Mais dans la répudiation, par Nicolas Sarkozy, de la doctrine gaullienne du «ni-ni» à l'égard du Québec, il y a aussi le rejet du vocable même de «souverainisme» (c'est ce que je voudrais ajouter à mon article de samedi). En France, depuis 2000, des «souverainistes» comme Paul-Marie Coûteaux ont adopté l'étiquette, luttent contre l'intégration européenne (que Sarkozy, au contraire, appelle de tous ses voeux) en faisant l'éloge de la «souveraineté nationale». Ils citent parfois même le Québec. Voyez des extraits de certains de leurs textes, dont Souverainisme, j'écris ton nom (ils paraphrasaient Éluard, comme d'autres). Coûteau, d'ailleurs, est député européen (c'est donc une sorte de bloquiste!). Soulignons enfin que Louise Beaudoin, il y a neuf ans, alors qu'elle était ministre des Relations internationales de Lucien Bouchard, avait pris la peine, dans Le Monde, de distinguer le «souverainisme» québécois du souverainisme français. D'ailleurs ce texte, qui commençait par «Il faut toujours s'entendre sur le sens des mots», où a-t-il été repris? Sur le site «euroscepticisme.chez.com». Ça dit tout...

 
 
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