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    Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
    Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

    Charest : l'hideuse «première priorité» de retour

    L'expression était à peu près disparue de son langage depuis qu'il ne voulait plus trop parler de santé. Ah, la santé! Cette «première priorité» de 2003. C'était l'époque où on avait presque envie d'être malade tellement on se disait que les hôpitaux allaient devenir formidables. À la veille des élections de 2003, Jean Charest était clair comme jamais : «Je dis aux Québécois: faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé. Jugez-moi sur ces résultats. Et si je n'y arrive pas, vous saurez quoi faire!» En 2007, la «première priorité» était toujours la santé, mais le peuple n'a pas suivi totalement puisque les libéraux sont devenus minoritaires et l'ADQ a été promue «opposition officielle». Dans la campagne de 2008, la «première priorité» se cachait. C'était «l'économie d'abord». Puis hier, elle a remontré le bout de son nez, de sa redondance. Le maquillage a changé, remarquez: elle ne ressemble plus à la «santé», mais se donne des airs «d'emploi» : «Le contexte économique change de mois en mois et nous on doit d'abord répondre à notre première priorité: maintenir les gens en emploi. S'il faut poser des gestes qui nous amènent en déficit, on ne peut pas fermer cette porte-là, à ce moment-ci"













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