Les tics de langage des chefs
C'est un vrai virus que je risque de vous transmettre. Dès qu'on prête l'oreille une fois, on peut être atteint. Les chefs ont des tics de langage et nous, les journalistes, qui sommes forcés de les écouter constamment, on ne peut s'empêcher de les repérer. Jean Charest se saoule de «à moi», comme dans cette phrase célèbre du lendemain d'élection 2007 : «À mes yeux à moi, c'est à moi à qui revient la première responsabilité.» Pauline Marois multiplie......les «à cet égard» : «Donc, ça ne nous apparaît pas acceptable à cet égard, et bien sûr nous allons faire valoir les institutions ou les ententes que nous avons mises en place pour que ces sommes puissent passer à travers des mécanismes déjà entendus à cet égard.» Mario Dumont, lui, dit «là-dessus», d'une manière très particulière et plusieurs fois par discours. Il dit presque «Lao Tseu», nom de ce philosophe chinois. «Non, je n'ai pas commenté là-dessus, parce que, pour moi, c'est le statu quo là-dessus.» «À cet égard», je me demande, lecteur, si cette entrée «à moi» vous a contaminé? «Là-dessus», je vous laisse. (La photo a été prise par votre humble serviteur au village Huron, lors de la campagne de 2007. M'inspirant de mon collègue Martin Ouellet, de la Presse canadienne, je l'ai intitulée: Mon Huron à moi )
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