Au niveau d'André Riedl
L’écrivain français Renaud Camus s'en moque magnifiquement. Il est utilisé de façon délirante non seulement au Québec, mais en France. R. Camus écrivait, dans Répertoire des délicatesses du français contemporain : «Au niveau de a été parfaitement et très tôt repéré comme scie, et même comme scie des scies, comme emblème même de la scies. Au niveau de a été, avec quelque part comme seul rival sérieux, le stéréotype roi des années soixante, soixante-dix et quatre vingt. […] Mais l’expression se porte encore assez bien, hélas, malgré toutes les dénonciations et les quolibets qui se sont abattus sur elle depuis trente ans.» Au niveau, c'est une sorte de maladie. Au niveau suscite la créativité. L'ancien collègue adéquiste de M. Riedl, Claude Roy, avait un jour déclaré : «Je l'ai dit à maintes reprises, comme j'ai eu la chance de passer ma vie au niveau de la nature et d'en vivre, aujourd'hui, je suis particulièrement fier de pouvoir participer à ma première journée de la Terre.» Au niveau de la nature?
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