L'art d'inclure des «mots de javel»
S'il était fâché noir, mardi, après de l'élection du péquiste François Gendron à la présidence de l'Assemblée nationale, Jean Charest était au contraire tout mielleux, plus tôt aujourd'hui, en accueillant les deux transfuges adéquistes. Quand il est ainsi heureux de son coup mais il ne veut pas trop triompher, la cadence de ses propos ralentit, son corps ramollit et il puise sans complexe dans le grand sac des mots à la mode. Tout à l'heure, il a affirmé sans rire : «Depuis notre élection, notre gouvernement a toujours voulu être rassembleur»... «On chercher à pratiquer, moi, ce que j'appelle l'art d'inclure. La politique, c'est également l'art d'inclure». C'est tellement beau qu'il ne manquait au fond que les violons de l'automne qui blessent nos coeurs d'une langueur monotone. En passant, des mots de javel, ce sont des mots qui «lavent plus blanc».
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