Bon sang, mauvais sang
Qu'avait Jean Charest, hier, à dans son discours à l'Assemblée nationale, à utiliser la métaphore du «sang»? «Nous sommes unis par le temps, par le coeur et par le sang», a-t-il déclaré, emphatique, en présence de Nicolas Sarkozy. «Cette langue, c'est le sang qui coule dans nos veines», a-t-il ajouté plus tard. Bon sang! C'est là une métaphore «rouge» libérale, ou une vieille image oxydée, reprise par inadvertance? Toujours est-il que ça fait un peu Maurice Barrès. C'est peut-être pourquoi le président Sarkozy, comme en réponse, a tant insisté pour situer sa nouvelle passion québécoise en dehors de la «nostalgie» et résolument «tournée vers l'avenir».


