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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Bon sang, mauvais sang

Qu'avait Jean Charest, hier, à dans son discours à l'Assemblée nationale, à utiliser la métaphore du «sang»? «Nous sommes unis par le temps, par le coeur et par le sang», a-t-il déclaré, emphatique, en présence de Nicolas Sarkozy. «Cette langue, c'est le sang qui coule dans nos veines», a-t-il ajouté plus tard. Bon sang! C'est là une métaphore «rouge» libérale, ou une vieille image oxydée, reprise par inadvertance? Toujours est-il que ça fait un peu Maurice Barrès. C'est peut-être pourquoi le président Sarkozy, comme en réponse, a tant insisté pour situer sa nouvelle passion québécoise en dehors de la «nostalgie» et résolument «tournée vers l'avenir».

 
 
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