«Sondages volatils»
«Les sondages sont volatils», vient d'affirmer l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord, à RDI. Il voulait évidemment dire que «l'opinion» était volatile. Bon, après tout, ça peut être une métonymie. On dit bien «boire un verre». Lorsqu'on se penche sur l'adjectif volatil, l'affirmation de Lord devient plus intéressante. «Qui s'évapore, qui disparaît facilement», nous dit le Robert. Ha! C'est vrai que les sondages, livrés en vrac et en paquets, semblent «disparaître» de plus en plus vite. Oh, mais il y a un autre adjectif, «volatile», qui prend un «e» même au masculin : «Qui peut voler, qui a des ailes.» À Québec, ça se vérifie tous les jours: les sondages rendent les libéraux «volatiles». Ils voudraient tellement s'envoler en campagne électorale. Reste à trouver un prétexte. L'économie volatile?
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