Pauline, Zyl, et la source de la «libArté»
Une anecdote m'est revenue en tête dans la circonscription de Lévis-Bellechasse, où le conseil général du PLQ m'a amené en fin de semaine. J'y ai aperçu les affiches électorales de Pauline Côté, la candidate libérale fédérale. Professeure en science politique à l'Université Laval, Mme Côté fut une émule d'un autre professeur, célèbre celui-là, Jacques Zylberberg, un moulin à paroles hyper-individualiste, un tribun intellectuel mais populiste (à l'université, «Zyl» était entouré d'une coterie d'admirateurs; il avait quelque chose d'un chef charismatique).
Ce dernier a toujours été un défenseur d'André Arthur et lorsque la controverse a éclaté autour de CHOI-FM en 2004, M. Zylberberg, malgré ses problèmes de santé, s'est vigoureusement porté à la défense de Fillion et Arthur, plaidant la liberté d'expression. Lors d'une audience du CRTC, il s'est exclamé : «Liberté! J'écris ton nom sur toutes les ondes de radio et de télévision. Liberté! J'écris ton nom dans tous mes éditoriaux. Et aucune commission administrative en temps de paix ne doit supprimer le droit de cette liberté.» Zylberberg, qui a des lettres, citait Paul Éluard. Mais les supporters de Jeff Fillion n'en savaient rien et entendirent «Liberté! Je crie ton nom». D'où leur slogan «LibArté!» C'est devenu un autocollant très prisé dans la région de Québec. Mais il y avait erreur. Liberté, j'écris... et non je crie! Ah, les souvenirs qu'une simple affiche électorale peut ramener! Je me demande bien ce que Pauline pense de tout cela.
Ce dernier a toujours été un défenseur d'André Arthur et lorsque la controverse a éclaté autour de CHOI-FM en 2004, M. Zylberberg, malgré ses problèmes de santé, s'est vigoureusement porté à la défense de Fillion et Arthur, plaidant la liberté d'expression. Lors d'une audience du CRTC, il s'est exclamé : «Liberté! J'écris ton nom sur toutes les ondes de radio et de télévision. Liberté! J'écris ton nom dans tous mes éditoriaux. Et aucune commission administrative en temps de paix ne doit supprimer le droit de cette liberté.» Zylberberg, qui a des lettres, citait Paul Éluard. Mais les supporters de Jeff Fillion n'en savaient rien et entendirent «Liberté! Je crie ton nom». D'où leur slogan «LibArté!» C'est devenu un autocollant très prisé dans la région de Québec. Mais il y avait erreur. Liberté, j'écris... et non je crie! Ah, les souvenirs qu'une simple affiche électorale peut ramener! Je me demande bien ce que Pauline pense de tout cela.


