Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous
    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Facebook refuse les armes, mais pas totalement

    3 février 2016 15h52 |Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
    Guns, guns, guns, par l'artiste Acaos.
    Photo: Guns, guns, guns, par l'artiste Acaos.
    Plus d’armes à feu, mais pas complètement. Dans une note qu’il vient de publier, le réseau social à vocation commerciale Facebook vient d’annoncer qu’il interdira la vente d’armes à feu entre particuliers dans son environnement. L’empire de Mark Zuckerberg tient ainsi à répondre positivement aux demandes répétées de la Maison-Blanche qui, au rythme des tueries de masse qui frappent les États-Unis, implorent les entreprises technologiques de ne pas encourager ni faciliter la vente d’armes de poing sans la vérification des antécédents criminels de l’acheteur. L'interdiction touche également le réseau Instagram.
     
    Cette restriction ne s’applique pas, toutefois, aux vendeurs d’armes à feu possédant un permis de vente en règle et qui vont pouvoir continuer à vendre et annoncer leurs produits sur le célèbre réseau au 1,6 milliard d’usagers actifs chaque mois. En 2014, Facebook a toutefois consenti que la publicité pour les armes ne soit pas visible chez ces abonnés mineurs. Les propriétaires d'armes et groupe de tireurs peuvent toutefois continuer à échanger sur le sujet des armes à feu, avec photos ou pas, sur les deux réseaux sociaux.
     
    «Dans les deux dernières années, de plus en plus de personnes ont utilisé Facebook pour découvrir, acheter et vendre des produits entre elles, a résumé Monika Bickert, responsable des politiques des produits chez Facebook. Nous allons continuer à développer, tester et lancer de nouveaux produits pour répondre aux besoins de nos abonnés et mettre à jour nos politiques sur le commerce de biens réglementés afin de suivre leur évolution».
     
    Une mise à jour qui forcément doit trouver son équilibre entre les préoccupations sociales qui naissent dans la foulée de tueries de masse et les préoccupations commerciales d’un système de communication qui depuis 12 ans, presque jour pou jour, se nourrit de la socialisation des autres pour faire sa fortune à lui.












    Envoyer
    Fermer