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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Barbie, une espionne branchée?

    26 novembre 2015 13h04 |Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
    Une fois sous le contrôle d’un pirate, Hello Barbie pourrait voir son système de communication utilisé pour lui faire dire tout ce que ledit pirate souhaiterait.
    Photo: YouTube Une fois sous le contrôle d’un pirate, Hello Barbie pourrait voir son système de communication utilisé pour lui faire dire tout ce que ledit pirate souhaiterait.
    Blonde et toujours aussi niaiseuse, la poupée Barbie de Mattel? Pas vraiment, estime un spécialiste en sécurité informatique qui vient de mettre à l’épreuve la toute nouvelle version connectée de la célèbre poupée. Résultat? Une fois liée au réseau WiFi d’une maison, elle ouvre grand la porte au piratage des systèmes et à l’espionnage des personnes qui se trouvent autour d’elle. Troublant.

    Pour Matt Jakubowski, chercheur en sécurité aux États-Unis, le nouveau jouet de Mattel, baptisé Hello Barbie et présenté comme la première poupée interactive, n’est surtout pas à prendre avec la légèreté qu’elle incarne, vient-il d’indiquer sur les ondes de NBC. Pour cause. L’objet, à l’image de l’assistant personnel SIRI d’Apple, de Google Now ou du Cortana de Microsoft, est en effet équipé d’un système de reconnaissance de la parole et d’un branchement à Internet, qui lui permet d’entretenir une conversation plus ou moins réaliste avec l’enfant qui s’amuse avec lui.

    Que du jeu ? Pas vraiment, dit Matt Jakubowski qui a réussi facilement à accéder aux fichiers sonores contenus dans la poupée, à entrer dans les données personnelles qu’elle contient, dans le réseau sans fil sur lequel elle était branchée, mais également, à subtilement détourner le microphone du jouet à son avantage pour écouter les conversations dans la pièce où elle se trouvait, sans éveiller les soupçons des personnes alentour.

    Une fois sous le contrôle d’un pirate, Hello Barbie pourrait voir son système de communication utilisé pour lui faire dire tout ce que ledit pirate souhaiterait.

    Lors de son lancement en mars dernier, les gardiens des libertés civiles avaient attiré les regards sur le caractère possiblement intrusif de ce jouet, sans que Mattel et la compagnie ToyTalk, qui lui ont donné naissance, ne s’en inquiètent outre mesure.

    Fin octobre, un groupe de pression militant contre la surconsommation du temps des Fêtes a d’ailleurs lancé une campagne visant à freiner la prolifération de cette poupée branchée et d’éveiller les consciences sur son caractère néfaste pour la vie privée.

    Les deux compagnies n’ont pas encore indiqué comment elles comptaient composer avec les préoccupations sécuritaires soulevées par Jakubowski.



        

     












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