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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Le chef d'orchestre aussi se dématérialise

    14 novembre 2013 11h22 |Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
    Si loin et pourtant si proche. À l'ère de la dématérialisation à tout crin
    de la musique et de la création, le compositeur britanno-colombien Stefan
    Smulovitz
    a décidé de pousser ce concept dans ses derniers retranchements.
    Comment? En mettant au monde un système de direction d'orchestre pour
    concerts d'improvisation structurée avec particularité: le chef
    d'orchestre n'a plus besoin d'être physiquement dans la salle pour mener à
    bien sa direction de musiciens.

    Baptisé Mad Scientist Machine, ce logiciel transmet les indications du
    maestro aux interprètes par l'entremise de lumières LED placées devant eux.
    Le tout est activable à distance, avec une présence visuelle du chef
    d'orchestre assurée sur un écran géant en passant par l'outil de
    communication Skype.



    À Montréal, ce jeudi soir, l'ensemble SuperMusique se prépare d'ailleurs à
    concrétiser cette abstraction distante lors d'un événement baptisé
    Machinaction. Ça va se passer à 20h30 au Conservatoire de Montréal.
    L'événement va mettre en scène les 11 musiciens de cet ensemble
    d'improvisateurs dirigés par les compositeurs-chefs Lisle Ellis et Sarah
    Weaver qui eux, ne seront pas sur la rue Henri-Julien à Montréal, mais
    plutôt à... New York.












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