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Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Diplomatie 2.0: La Palestine, un État à part entière... selon Google

Visiblement, dans les univers numériques, les problèmes diplomatiques se règlent plus facilement qu'ailleurs. À preuve: depuis le 1er mai, la Palestine est considérée par le moteur de recherche Google comme un pays à part entière. La multinationale américaine a en effet décidé de biffer le terme «Territoires palestiniens» de sa version régionale dédiée à cette partie du globe pour n'afficher désormais qu'un simple — mais tellement engagé — «Palestine». Le ministère des Affaires étrangères d'Israël n'est bien sûr pas très content.

«Nous changeons le nom de "Territoires palestiniens» en "Palestine" dans tous nos produits, a indiqué vendredi un porte-parole de Google à l'AFP. Nous consultons une série de sources et d'autorités pour nommer les pays. Dans ce cas, nous avons suivi l'ONU, l'Internet Corporation for Assigned Names and Number (ICANN) [le régulateur des noms de domaine sur internet] l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et d'autres organisations internationales».

Google offre depuis plusieurs années des versions régionales pour son moteur de recherche identifiées à plusieurs pays. Le Canada a d'ailleurs la sienne. Le changement de dénomination fait suite à la décision prise par l'Organisation des Nations Unies (ONU) en novembre dernier de reconnaitre la Palestine comme un État observateur non-membre. Jusque-là, elle était identifié comme une «entité observatrice» nommée «Territoires palestiniens» en vertu de la terminologie puisée dans les Accords d'Oslo de 1991 qui définissent ainsi Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Joint par l'AFP, le ministère israélien des Affaires étrangères a dit regretter cette décision.  «Ce changement soulève des questions sur les raisons» qui ont poussé «une entreprise internet privée» à s'impliquer «dans la politique internationale, et d'une manière controversée», a indiqué un porte-parole.

Le conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas pour les télécommunications et l'internet, Sabri Saïdam, a salué pour sa part «un pas dans la bonne direction», y voyant un «résultat du vote des Nations unies». «Nous espérons que Google maps montrera aussi les terres palestiniennes confisquées par la colonisation israélienne», a-t-il ajouté.


Sur le réseau Twitter, la nouvelle a été accueillie avec joie ou consternation, selon le côté du mur où l'internaute se situe. Quelques voix ont toutefois demandé à ce que d'autres services numériques emboitent le pas à Google, à commencer par Apple et son système de reconnaissance vocale SIRI pour qui la Palestine n'existe pas, a indiqué l'un d'eux.
 
 
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