Nom de domaine: le «.amazon» dépouille-t-il l'Amazonie d'une ressource numérique?
Détroussés par tous, y compris dans les univers numériques. Le Brésil et le Pérou s'opposent vertement à ce que la multinationale américaine Amazon mette la main sur un nouveau nom de domaine de premier niveau baptisé simplement «.amazon». Selon ces deux pays, cette attribution, dont l'examen est en cours, viendrait leur ôter une ressource numérique limportante eur permettant de faire la promotion en ligne de cette région mythique du globe. Entre autres.
L'Argentine est tout aussi en colère d'ailleurs devant la tentative de la multinationale américaine du vêtement de plein air, Patagonia, qui a des visés sur le nom de domaine «.patagonia», résume The Guardian dans une de ses dernières éditions numériques.
Pas de doute, la tension monte en ce moment dans les bureaux californiens de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), l'autorité de contrôle et d'attribution des noms de domaine sur Internet qui depuis plusieurs mois évalue les demandes de créations de plusieurs centaines de nouveaux noms dit de premier niveau générique (generic top-level domain, ou gTLD, dans la langue de Steve Jobs). Il en existe actuellement une vingtaine (.com, .org, .net) ainsi que 250 extensions pour les pays (.ca, .uk, .fr, .it, .tv).
En juin 2011, l'ICANN a annoncé l'ouverture de ces suffixes à d'autres noms et concepts pouvant avoir une signification sociale, géographique ou commerciale. Exemple: le «.mobile», le «.casino», le «.ville». La chose a été présentée comme l'une des plus grandes expansions des noms de domaine de l'Internet depuis plus de 30 ans et la mutation n'est visiblement pas facile partout à négocier.
Selon un document publié par l'organisme, plusieurs centaines de demandes se retrouvent aujourd'hui au coeur d'un litige. Le «.date», envisagé pour des services de rencontre, est dans la liste puisqu'il fait aussi référence à deux municipalités du Japon, tout comme, pour des raisons vairées, le «.architect», le «.islam» ou le «.persiangulf». Pour ne citer qu'eux.
Dans le cas du «.amazon» que le libraire américain dématérialisé souhaite ravir à la face du monde avec d'autres suffixes comme «.kindle», «.tunes», «.book», les gouvernements des pays sud-américains voient la demande d'un très mauvais oeil. Selon le Pérou et le Brésil, qui se partagent plus de 70 % de l'Amazonie, une telle attribution ne peut que nuire aux intérêts des pays qui occupent cette plaine traversé par l'incroyable fleuve du même nom. «Réserver des droits exclusifs à une entreprise privée pourrait empêcher l’utilisation, dans l'intérêt public, de ce domaine pour la protection et la promotion des écosystèmes de l’Amazonie. Cela limiterait aussi la possibilité de rassembler les pages Web liées aux populations habitant dans cette région», exposent-ils dans leur contestation.
Dilemne: «.amazon» doit-il évoquer un marchand en ligne ou une grande étendue verte, souvent qualifié de poumon de la Terre? Là est la question que l'ICANN n'est pas encore sur le point de trancher. En avril dernier, lors de sa dernière réunion — c'était à Pékin, en Chine — les dirigeants de l'organisme ont décidé de mettre sur la glace les demandes de gTLD qui sèment actuellement la zizanie, et ce, d'ici la prochaine rencontre qui va se tenir en juillet à Durban, en Afrique du Sud.
L'Argentine est tout aussi en colère d'ailleurs devant la tentative de la multinationale américaine du vêtement de plein air, Patagonia, qui a des visés sur le nom de domaine «.patagonia», résume The Guardian dans une de ses dernières éditions numériques.
Pas de doute, la tension monte en ce moment dans les bureaux californiens de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), l'autorité de contrôle et d'attribution des noms de domaine sur Internet qui depuis plusieurs mois évalue les demandes de créations de plusieurs centaines de nouveaux noms dit de premier niveau générique (generic top-level domain, ou gTLD, dans la langue de Steve Jobs). Il en existe actuellement une vingtaine (.com, .org, .net) ainsi que 250 extensions pour les pays (.ca, .uk, .fr, .it, .tv).
En juin 2011, l'ICANN a annoncé l'ouverture de ces suffixes à d'autres noms et concepts pouvant avoir une signification sociale, géographique ou commerciale. Exemple: le «.mobile», le «.casino», le «.ville». La chose a été présentée comme l'une des plus grandes expansions des noms de domaine de l'Internet depuis plus de 30 ans et la mutation n'est visiblement pas facile partout à négocier.
Selon un document publié par l'organisme, plusieurs centaines de demandes se retrouvent aujourd'hui au coeur d'un litige. Le «.date», envisagé pour des services de rencontre, est dans la liste puisqu'il fait aussi référence à deux municipalités du Japon, tout comme, pour des raisons vairées, le «.architect», le «.islam» ou le «.persiangulf». Pour ne citer qu'eux.
Dans le cas du «.amazon» que le libraire américain dématérialisé souhaite ravir à la face du monde avec d'autres suffixes comme «.kindle», «.tunes», «.book», les gouvernements des pays sud-américains voient la demande d'un très mauvais oeil. Selon le Pérou et le Brésil, qui se partagent plus de 70 % de l'Amazonie, une telle attribution ne peut que nuire aux intérêts des pays qui occupent cette plaine traversé par l'incroyable fleuve du même nom. «Réserver des droits exclusifs à une entreprise privée pourrait empêcher l’utilisation, dans l'intérêt public, de ce domaine pour la protection et la promotion des écosystèmes de l’Amazonie. Cela limiterait aussi la possibilité de rassembler les pages Web liées aux populations habitant dans cette région», exposent-ils dans leur contestation.
Dilemne: «.amazon» doit-il évoquer un marchand en ligne ou une grande étendue verte, souvent qualifié de poumon de la Terre? Là est la question que l'ICANN n'est pas encore sur le point de trancher. En avril dernier, lors de sa dernière réunion — c'était à Pékin, en Chine — les dirigeants de l'organisme ont décidé de mettre sur la glace les demandes de gTLD qui sèment actuellement la zizanie, et ce, d'ici la prochaine rencontre qui va se tenir en juillet à Durban, en Afrique du Sud.


