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Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Les réseaux sociaux font-ils mentir les femmes?

12 mars 2013 15h26 | Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
Nicole Kidman passe au détecteur de mensonges dans le film The Interpreter de Sydney Pollack (2005) <br />
Photo : Nicole Kidman passe au détecteur de mensonges dans le film The Interpreter de Sydney Pollack (2005)
À beau mentir qui vient... d'un réseau social. Et encore plus s'il s'agit d'une femme. C'est qu'une sur quatre aurait tendance en effet à exagérer un peu la réalité, une fois par mois, pour masquer l'ennui et la vacuité de son quotidien ou encore pour briller un peu plus dans ses cercles numériques. Une enquête menée en Grande-Bretagne par OnePoll vient de les démasquer.

Dans l'ensemble, un tiers des répondantes à ce sondage ont admis ne pas être totalement honnêtes dans les réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, alors qu'un autre 20 % reconnait même mentir ou exagérer une fois par mois. Comment? En affirmant, par exemple, faire quelque chose d'excitant alors qu'en fait elles sont seules chez elles. Ces mensonges numérisés touchent également les activités en vacances ou au travail qui, dans les réseaux sociaux, sont victimes également de ces légères distorsions.

Pour une répondante sur 10, ces manipulations du réel à des fins sociales se font même chaque semaine, précise l'enquête dont les grandes lignes viennent d'être présentées dans les pages du quotidien The Telegraph.

Selon les auteurs de l'enquête, ces mensonges germent dans les réseaux sociaux de peur de montrer le vide de son existence, par jalousie envers ceux et celles qui dévoilent des vies numériques trépidantes —parfois sans doute, en exagérant un peu —, mais également pour impressionner ses amis, et donc exister un peu plus dans ces nouveaux espaces de socialisation.

Paradoxalement, élaborées pour se rapprocher des autres, ces stratégies de communication auraient l'effet inverse, précise une psychologue, en attisant le sentiment de déconnexion et d'isolement, peut-on lire.

L'étude, un peu intéressée puisque commandée par Pencourage, un nouveau réseau qui cherche à cultiver le vrai en transposant en ligne le principe du journal intime — en gros —, ne cible que les femmes. Prétendre toutefois que les hommes ne succombent pas, eux aussi et sans doute dans des proportions similaires, à l'appel de la distorsion en format numérique, ne serait finalement que mensonge.


 
 
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