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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Un corps de police numériquement plein d'humour

    8 février 2013 12h27 | Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
    Non, ça ne se passe pas à Montréal, où le service de police de la ville a décidé mardi de changer d'uniforme, en grande pompe, comme pour mieux détourner les regards sur une image moins reluisante induite par une combinaison numérique à trois chiffres: 728. Ça se passe plutôt à Oslo, dans cette Norvège que l'on aime bien ériger en modèle: cette semaine, les policiers ont été honorés pour avoir produit le « meilleur tweet de l'année », et ce, pour un message informatif alliant humour, malentendus et insinuations. Marrant.

    « Avons été informés d'un tapage nocturne avec cris de femmes, a écrit dans les dernières semaines la police d'Oslo sur le compte Twitter officiel (@oslopolitiops) lié à son centre opérationnel. Sur place, constatons fête d'infirmières. Quittons bientôt les lieux.»

    En moins de 140 caractères, le corps de police a fait sensation à l'occasion du Social Media Days d'Oslo, un grand rassemblement des spécialistes de la nouvelle socialisation et nouvelle communication, qui a décrété que ce message méritait d'être surligné pour l'exemple. Même chose pour le compte qui lui a donné forme et que les Norvégiens branchés sont fortement invités à suivre... pour s'informer, mais également se divertir, à condition «de parler la langue», comme dirait l'autre.

    C'est que la police d'Oslo ne manque pas d'humour, dans ses communications instantannées, comme le rappelle Libération dans ses pages électroniques en évoquant bien d'autres micromessages des forces constabulaires qui ont fait sourire la twittosphère l'an dernier. Morceaux choisis:

    « Un véhicule intercepté sur soupçon de conduite en état d’ébriété. S’est avéré être un Grec conduisant pour la première fois sur les routes hivernales norvégiennes » (26 décembre).

    Le 5 septembre, des plaintes sont déposées contre un musicien de rue du quartier central d'Oslo de Majorstua. Motif: l'homme « ne joue qu’une seule chanson » depuis plusieurs jours. « La police sur place lui intime d’élargir son répertoire », écrivent les policiers.

    Trois jours plus tard, ils reviennent sur le même sujet : « Très calme aujourd’hui. Mais le musicien de Majorstua a recommencé [à  jouer la même chanson]. Une patrouille qui s’y connaît entre autres en accordéon dépêchée pour vérifier la qualité ». Sublime


    Et bien sûr, après cette consécration, qui vient de faire le tour du globe, en passant par les réseaux sociaux — forcément —, le centre des opérations de la police d'Oslo gagnerait désormais à offrir des stages de formation à d'autres corps policiers à travers le monde.
     




     
     
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