Brian Eno met la collectivité numérique au service d'une de ses créations
Pourquoi faire ça tout seul, quand on peut demander à la terre entière de réfléchir avec nous? La logique participative, induite par les univers numériques, commence sérieusement à intéresser plusieurs artistes qui tentent de mettre les talents individuels au service de la création collective. Dernière expression en date du phénomène: Day of Light de Brian Eno, un film piloté par lui, mais fait par les autres autour de son dernier album, Lux. Joli.
On remonte un peu arrière: en novembre 2012, lors de la sortie de son dernier opus débordant d'ambiances sonores et de textures, Brian Eno a demandé à ses fidèles de lui envoyer des photos représentant un instant dans une journée, le tout sous le thème commun du «jeu de lumière» (Play of light, un titre que le compositeur britannique avait envisagé pour son album).
L'idée était de voir ce qui se «produisait lorsque l'on provoque un espace propice au travail collaboratif», a expliqué Eno. Cette petite vidéo qui vient de faire son apparition sur un fil de la Toile donne sans doute un début de réponse à son questionnement.
L'expérience, de moindre envergure certes, n'est pas sans rappeler l'incroyable projet de création en groupe initié en 2010 par Ridley Scott et Kevin Macdonald. À l'époque, il avait demandé à la terre entière de filmer un instant dans la journée du 24 juillet 2010. 80 000 petites vidéos ont alors été soumises. Le résultat, lui, se savoure dans un film de 95 minutes, Life in a Day, qui, en auscultant la banalité du quotidien en mode participatif, fait ressortir, à l'image du porjet de Brian Eno, toute la poésie d'une mutation.
On remonte un peu arrière: en novembre 2012, lors de la sortie de son dernier opus débordant d'ambiances sonores et de textures, Brian Eno a demandé à ses fidèles de lui envoyer des photos représentant un instant dans une journée, le tout sous le thème commun du «jeu de lumière» (Play of light, un titre que le compositeur britannique avait envisagé pour son album).
L'idée était de voir ce qui se «produisait lorsque l'on provoque un espace propice au travail collaboratif», a expliqué Eno. Cette petite vidéo qui vient de faire son apparition sur un fil de la Toile donne sans doute un début de réponse à son questionnement.
L'expérience, de moindre envergure certes, n'est pas sans rappeler l'incroyable projet de création en groupe initié en 2010 par Ridley Scott et Kevin Macdonald. À l'époque, il avait demandé à la terre entière de filmer un instant dans la journée du 24 juillet 2010. 80 000 petites vidéos ont alors été soumises. Le résultat, lui, se savoure dans un film de 95 minutes, Life in a Day, qui, en auscultant la banalité du quotidien en mode participatif, fait ressortir, à l'image du porjet de Brian Eno, toute la poésie d'une mutation.


