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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Hatch: un petit animal virtuel pour combler une solitude bien réelle

    3 janvier 2013 15h34 |Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
    «La solitude, ça n'existe pas», chantait Gilbert Bécaud dans les années 70, mais tout ça, 40 ans plus tard, et à l'ère du tout numérique, n'a jamais été aussi faux. Vous en doutez? Attendez 2013 pour voir et surtout pour assister à l'émergence de Hatch, un petit animal virtuel conçu pour iPhone qui promet de mettre tendresse, émotion et amour dans les mains d'abonnés à la vie dématérialisée qui semblent profondément en manquer. Triste.

    À vue de nez — et après visionnement de la vidéo de présentation de ce projet malheureusement sérieux — Hatch, c'est une sorte de Tamagotchi 2.0, vous savez ce petit animal virtuel ridiculement addictif monté sur un porte-clef qui a fait le succès commercial du fabricant nippon de jouets, Bandai, en 1996.

    Mignon comme tout, il propose, depuis un téléphone dit intelligent, de meubler le vide de l'existence humaine, en réclamant ses soins, son entretien et son divertissement quotidien en format binaire en échange d'une tendresse et d'un attachement factice exposé sur un écran tactile. Simple, quoi. C'est un peu comme un animal de compagnie, les crottes, les poils sur le canapé, les graines de litière sur le plancher ou les balades trop matinales pour lui faire faire ses besoins en moins.

    Imaginé par la compagnie Impending, Hatch est présenté par ses créateurs comme la première «application pour iPhone qui vous aime en retour». Rien de moins. Et, même si cela fait osciller l'esprit entre l'affliction et la désolation, il est plus qu'hasardeux de parier contre le succès de la chose.
     
     
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