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Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Passer par Facebook pour arriver... sur les listes électorales

26 juillet 2012 17h25 | Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
Source: VentureBeat<br />
Photo : Source: VentureBeat
La démocratie numérique, certains en parlent et d'autres cherchent concrètement une façon de la construire. C'est le cas de l'état de Washington qui, dans sa quête visant à rapprocher l'internaute de la chose publique, se prépare à lancer une application permettant aux abonnés de Facebook de passer par ce réseau pour s'inscrire sur les listes électorales. Pour commencer.


Élaborée par Microsoft, l'application en question a été baptisée MyVote — mon vote, quoi — explique le Christian Science Monitor (CSM) dans sa livraison numérique. Elle s'enchâsse dans le réseau Facebook et vise à faciliter l'inscription sur la liste électorale par le partage d'informations liées au compte de l'abonné, comme le nom et la date de naissance. Ce partage se fait avec l'autorisation du principal intéressé, bien sûr.

«À l'ère des réseaux sociaux, à une époque où les gens utilisent de plus en plus les services gouvernementaux en ligne, [cette application] est une façon naturelle d'amener les internautes à s'inscrire sur des listes électorales et d'exploiter le pouvoir des amitiés numériques pour inciter d'autres à en faire autant», a résumé le co-directeur des élections, Shane Hamlin à l'Associated Press.

Cette mise à jour de la procédure d'inscription sur la liste électorale n'est d'ailleurs pas anodine. En 2012, un tiers des électeurs de l'état est passé par le site du directeur des élections pour s'inscrire sur la liste. Dans ce lot, 62 % avait moins de 34 ans.

La stimulation de la participation électorale des jeunes, par la mise en place de cette application pour Facebook, revêt également une dimension politique importante à l'aube du scrutin fédéral aux États-Unis, le 6 novembre prochain: c'est que d'ordinaire, cette frange de l'électorat est plus encline à donner son vote à des candidats démocrates plutôt que républicains. Un détail qui parfois peut donner des ailes à la modernité.
 
 
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