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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Contre la censure numérique, un code d'erreur en hommage à Fahrenheit 451

    2 juillet 2012 06h23 |Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
    Une scène du film que François Truffaut a dirigé.
    Photo: Une scène du film que François Truffaut a dirigé.
    C'est une histoire de programmation informatique qui va au-delà du code. Pour que la censure sur la Toile ne passe plus jamais inaperçue, un groupe de programmeurs, à l'initiative du Canadien Tim Bray, souhaite imposer dans le cyberespace un nouveau code d'erreur, ces codes (erreur 404, erreur 403) qui apparaissent à l'écran quand un internaute n'arrive pas à accéder à la page demandée. Son numéro? 451, en hommage au célèbre roman d'anticipation Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, portant justement sur l'obscurantisme et la censure.

    La demande a été exposée récemment au sein de l'Internet Engineering Task Force (IETF), un groupe de geeks chargés de réfléchir et de dresser les cadres techniques du Web. Selon Bray, un cerveau de Vancouver, actuellement les problèmes d'accès à une page censurée par un gouvernement se perdent, techniquement, dans la catégorie des erreurs codées 403. Cette erreur signifie que le serveur refuse de transmettre une information en raison d'un problème d'authentification. Sans plus de détail, y compris lorsque cet accès bloqué est lié à une décision légale et étatique.

     

    Pour lutter contre cette information «factuellement fausse», comme l'explique le blogueur Terrence Enden, lorsqu'il y a censure, une solution donc, le code 451 qui viendrait préciser la nature légale de l'entrave. «On ne peut pas se débarrasser totalement des entraves à la liberté d'expression. Or, si ces restrictions s'imposent, autant les indiquer de la manière la plus transparente possible, résume Tim Bray dans les pages numériques du quotidien britannique The Guardian. La référence à la vision dystopienne de Fahrenheit 451 peut s'avérer utile. Compte tenu du fait qu'Internet existe dans plusieurs des nombreux futurs imaginés par Bradbury, ce serait bien de lui adresser ce coup de chapeau, l'année de sa mort».













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