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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Éducation: le président de l'Université Stanford prédit la mort des salles de classe

    Plus il explore la diffusion de la connaissance par l'entremise de l'Internet et des outils de communication mobile et plus il en est convaincu: John L. Hennessy, président de la prestigieuse université californienne Stanford annonce aujourd'hui rien de moins que la disparition prochaine des salles de classe. Et comme la prédiction vient d'un endroit du globe à l'avant-garde sociale qui, il y a plus de 40 ans, a posé les germes d'une autre révolution, forcément, on écoute.


    «Je crois en la technologie dans l'éducation», a récemment indiqué l'homme lors d'une conférence. Les grandes lignes ont été reproduites dans les pages numériques du magazine Spectrum, publication de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers. «Je crois que nous avons appris assez de ces outils pour comprendre qu'ils sont sur le point de tout transformer. Cela va changer le monde et cela va changer également la façon que nous avons d'aborder l'éducation».

    De la parole aux actes, l'Université Stanford explore depuis 2009 cette idée de dématérialisation de ses programmes d'enseignement avec des cours spécialement façonnés et formatés pour être suivis à distance, par un vaste public international, et sur des téléphones intelligents de type iPhone.

    L'automne dernier, plus de 100 000 étudiants vivant aux quatre coins du globe ont pris part à ces cours qui portent sur le langage de programmation, l'introduction à l'intelligence artificielle et l'introduction aux principes des bases de données, conjuguant du coup au présent un futur en marche. Dans ce futur, «salles de classe» vont jouer un rôle de moins en moins grand, estime-t-il. Et pour cause.

    C'est que contrairement aux étudiants d'un temps ancien qui ont usé leur fond de culotte sur les bancs des amphithéâtres facultaires, «cette génération est très à l'aise avec l'idée de suivre une vidéo en ligne [dans le cadre d'une transmission du savoir]. Pour eux, ce n'est pas différent que d'être en face d'un enseignant dans une salle de classe. Ils sont heureux même de le faire en passant par la technologie», résume M. Hennessy.

    Cette joie  se chiffre d'ailleurs: depuis le début de l'aventure, l'application pour cours en format mobile de l'Université Stanford, qui, à une autre époque a été un point de départ et d'explosion des événements ayant conduit à Mai 68, a déjà été téléchargée plus d'un million de fois. Et comme le chantait l'autre, c'est probablement «le début d'un temps nouveau».













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