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    Après les amis, les ennemis comme nouvelle source de socialisation

    Photo de groupe: Kim Jong-un, nouveau leader nord-coréen et ses amis<br />
    Photo: Photo de groupe: Kim Jong-un, nouveau leader nord-coréen et ses amis
    C'est trop propre et il faut que ça cesse. Irrité par le cadre faussement positiviste du réseau social Facebook, où les 800 millions d'usagers ont le droit d'afficher des «j'aime», mais pas des «je n'aime pas», un universitaire américain vient de mettre au monde EnemyGraph, une application qui permet de socialiser sur la base des ennemis que l'on peut avoir en commun avec d'autres. Redoutable...


    Dean Terry — c'est son nom — expose la chose sur son blogue. Dans les grandes lignes, l'application, qui risque très rapidement d'être bannie du réseau social par l'empire Zuckerberg, propose de construire des liens numériques pas seulement en fonction de ses affinités avec les autres, mais également en suivant les «dissonances» qui peuvent parfois façonner des liens sociaux.

    «EnemyGraph est une critique sociale de la philosophie de Facebook», reconnait le créateur qui présente sa chose comme un «blasphmène 2.0». Dans ce nouvel environnement, il est possible de socialiser autant sur le dos d'une personne que l'on n'aime pas, que sur celui d'un lieu ou d'un produit.

    Le nouveau leader nord-coréen, Kim Jong-un pourrait d'ailleurs très bien tenir ce rôle. Pour le moment, le républicain Rick Santorum, le chanteur Justin Bieber, le logiciel Explorer 6, Fox News, les chats et le racisme occupent une place de choix dans la liste des «ennemis» qui peuvent unir les gens en ligne.

    L'application de Terry, conçue avec l'aide de deux étudiants, Bradley Griffith et Harrison Massey, vient répondre partiellement à une critique souvent formulée à l'endroit de ce nouveau lieu de socialisation qui encourage les usagers à afficher leurs intérêts, mais empêche et condamne même parfois la propagation de liens dissonants. Bref, chaque jour «tout va pour le mieux dans [ce] meilleur des mondes», où tout de même 3 millions de personnes ont récemment signé une pétition pour que le réseau intègre la fonction «n'aime pas». Une fonction face à laquelle la direction de l'entreprise n'a pas présenté un pouce approbateur levé vers le haut. Pour le moment du moins.
     
     
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