Dérapage 2.0: la vie numérique des candidats à l'emploi intéresse un peu trop les employeurs
Scruter à la loupe l'existence numérique sur Facebook des candidats qui se présentent pour décrocher un emploi, est-ce honnête et même légal? C'est la question que pose gentiment le Los Angeles Times dans ses pages numériques en constatant des dérapages qui, aux États-Unis pour l'instant, semblent de plus en plus incontrôlés...
Haro sur la vie privée? Le quotidien de la côte ouest américaine s'inquiète après qu'une agence publique ait demandé à des aspirants à l'emploi leur code d'accès pour visiter de fond en comble leur page Facebook, et ce, afin de dresser un portrait d'eux en fonction des informations, commentaires, photos et même amitiés qui s'exposent en ces lieux.
Difficile à quantifier, la pratique serait en train de se généraliser sur le marché de l'emploi où l'existence numérique des candidats potentiels, avec ses nombreuses traces laissées sur la Toile comme dans les réseaux sociaux, intéresse désormais bien plus les employeurs que le bon vieux curriculum vitae ou encore l'entretien d'embauche. Tellement, qu'ils vont désormais jusqu'à réclamer comme prérequis à l'analyse de la candidature le nom d'utilisateur et le mot de passe du candidat pour entrer sans entrave dans leur vie privée.
«Selon moi, il s'agit d'une intrusion dans l'intimité des gens et une violation des lois antidiscriminatoires», résume Amy Semmel, une avocate spécialisée en droit du travail qui rappelle qu'une page Facebook contient forcément des détails sur une personne, comme son orientation sexuelle, ses problèmes de santé, ses préférences religieuses et autres traits de l'identité qui n'ont pas leur place dans un processus d'embauche. Ce processus est censé rester centrer sur les compétences professionnelles d'un candidat plutôt que sur ses photos de voyage, ses amitiés en réseau, ses goûts en matière de culture, de consommation et de passe-temps. Pour ne citer qu'eux.
La critique est sévère et les employeurs qui succombent à cet exercice de surveillance numérique se défendent désormais en affirmant que les candidats sont invités à donner leur mot de passe pour accéder à leur compte Facebook, mais ne sont pas obligés de le faire. Un acte volontaire en somme qui, rappelle Lori Andrews, professeur de droit de Chicago, devient toutefois «coercitif» quand vous avez besoin de travail. Et bien sûr, dans un pays où le taux de chômage est à la hausse dans une économie toujours un peu bancale, la dérive, en étant toujours plus discutable, risque de devenir également de plus en plus généralisée.
Haro sur la vie privée? Le quotidien de la côte ouest américaine s'inquiète après qu'une agence publique ait demandé à des aspirants à l'emploi leur code d'accès pour visiter de fond en comble leur page Facebook, et ce, afin de dresser un portrait d'eux en fonction des informations, commentaires, photos et même amitiés qui s'exposent en ces lieux.
Difficile à quantifier, la pratique serait en train de se généraliser sur le marché de l'emploi où l'existence numérique des candidats potentiels, avec ses nombreuses traces laissées sur la Toile comme dans les réseaux sociaux, intéresse désormais bien plus les employeurs que le bon vieux curriculum vitae ou encore l'entretien d'embauche. Tellement, qu'ils vont désormais jusqu'à réclamer comme prérequis à l'analyse de la candidature le nom d'utilisateur et le mot de passe du candidat pour entrer sans entrave dans leur vie privée.
«Selon moi, il s'agit d'une intrusion dans l'intimité des gens et une violation des lois antidiscriminatoires», résume Amy Semmel, une avocate spécialisée en droit du travail qui rappelle qu'une page Facebook contient forcément des détails sur une personne, comme son orientation sexuelle, ses problèmes de santé, ses préférences religieuses et autres traits de l'identité qui n'ont pas leur place dans un processus d'embauche. Ce processus est censé rester centrer sur les compétences professionnelles d'un candidat plutôt que sur ses photos de voyage, ses amitiés en réseau, ses goûts en matière de culture, de consommation et de passe-temps. Pour ne citer qu'eux.
La critique est sévère et les employeurs qui succombent à cet exercice de surveillance numérique se défendent désormais en affirmant que les candidats sont invités à donner leur mot de passe pour accéder à leur compte Facebook, mais ne sont pas obligés de le faire. Un acte volontaire en somme qui, rappelle Lori Andrews, professeur de droit de Chicago, devient toutefois «coercitif» quand vous avez besoin de travail. Et bien sûr, dans un pays où le taux de chômage est à la hausse dans une économie toujours un peu bancale, la dérive, en étant toujours plus discutable, risque de devenir également de plus en plus généralisée.


