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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    La géolocalisation au service des textes anciens

    Les sceptiques vont être confondus. La modernité et la géolocalisation ne permettent pas uniquement d'aller en avant. Que non! Ils peuvent aussi conduire son internaute très loin dans le passé comme en témoigne un nouveau service expérimental de cartographie de Google, baptisé GapVis. Un projet étonnant qui propose de situer dans l'espace non pas le présent, mais plutôt le contenu de textes anciens et des grands récits historiques. Le tout pour un retour vers le passé, quoi, en passant par le futur.



    L'obscurantisme ne passera pas par là. Avec GapVis, pour Google Ancient Places Visualization, la multinationale de la recherche et de la numérisation de l'univers, explore désormais la géolocalisation du passé, par le texte, ceux écrits dans une période allant de 500 ans avant Jésus-Christ et 500 ans après.

    L'idée est simple, mais pertinente. Plusieurs documents historiques d'envergure y sont associés à des cartes qui indiquent au fil de la lecture l'emplacement des lieux, souvent disparus, ou des peuples mentionnés dans ces écrits: Babylone, Byzance, Issedones... Cette géolocalisation historique s'accompagne également d'une mise en relation des lieux exposés, pour situer l'intrigue, les faits et les rapports humains de ces temps que les moins de 2000 ans ne peuvent pas connaître, dans toute leur complexité.

    En cours de développement, GapVis ne dispose encore que d'une bibliothèque restreinte dans laquelle cohabite l'Histoire du déclin et de la chute de l'Empire romain, écrit en 1826 par Edward Gibbon et Thomas Bowdler, les oeuvres originales de Flavius Josèphe, célèbre historien du 1er siècle, sur l'histoire juive, le Dictionnaire géographique Grecque et Romain signé Labadius-Zymethus, les Annales et les Histoires de Tacite et les écrits d'Herode, l'Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide... pour ne citer qu'eux.

    Le projet, uniquement en anglais pour le moment, est piloté par une équipe d'historiens et d'universitaires britanniques liés à l'Université de Southampton. Leif Isaksen est du nombre. Il a été financé en partie par le programme de numérisation des sciences sociales de Google (Digital Humanities Awards Program) qui a injecté 50 000$ dans ce voyage dans le temps. 


     
     
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