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Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Vestiaire mobile pour téléphones portables: un effet pervers amusant de la modernité

28 février 2012 13h19 | Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
Quand on freine les élans de la modernité, ça donne parfois des choses amusantes. À preuve: à New York, l'interdiction faite aux élèves de plusieurs écoles publiques de se présenter en classe avec des téléphones cellulaires a fait naître une drôle d'industrie dans les rues, celle du gardiennage d'appareils électroniques en format mobile. Ça ne s'invente pas.


Il y a avait les camions pour la crème glacée, les camions pour les hot-dogs, les camions pour les gaufres, il y a désormais les camions-vestiaires pour les téléphones cellulaires.

C'est l'entreprise Pure Loyalty Electronic Device Storage qui les a fait apparaitre depuis quelques mois à New York en avant des écoles publiques qui ont instauré en choeur et sur l'ensemble du territoire une interdiction d'entrer à l'intérieur de leurs murs avec un de ces épidémiques et souvent dérangeants outils de communication. Comme les armes à feu dans un Far West près de chez eux, les téléphones cellulaires doivent rester au vestiaire qui, avec le temps, s'est transformé en camion, résume le site kottke.org.

Sur YouTube, une petite vidéo dresse un portrait de ce drôle de phénomène et de ses conséquences économiques: à un dollar par jour pour le gardiennage de son iPhone, le véhicule stationné devant une école du Bronx, la DeWitt Clinton High School, s'expose à un potentiel commercial de 90 000$ pour 180 jours d'opération.

N'empêche, plusieurs questions restent toujours sans réponse: s'il y a interdiction, pourquoi les élèves se présentent-ils à l'école avec un cellulaire en main pour le laisser dans un camion? Pourquoi l'école n'a pas décidé d'offrir le service de gardiennage, gratuitement pour faciliter l'application de son règlement ou contre quelques dollars qui pourraient être utilisés pour financer des activités parascolaires... comme des cours de civisme à l'ère du numérique? Pourquoi pas...








 
 
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