Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!
    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Le ministre Vic Toews mis à nu sur Twitter

    16 février 2012 11h23 |Fabien Deglise | Les mutations tranquilles
    C'est un peu comme un arroseur qui se fait arroser. Au lendemain du dépôt du projet de loi C-30, qui vise à faciliter l'intrusion policière dans l'intimité numérique des Canadiens, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, l'homme à l'origine de ce projet, vient de se faire mettre à nu, malgré lui, sur le site de microclavardage Twitter où un internaute anonyme déverse depuis quelques heures des détails sur la vie privée de l'élu. Une riposte citoyenne qui, en s'appuyant sur des documents légaux de nature publique, tente de mettre en format 2.0 la logique du «oeil pour oeil, dent pour dent».


    «Vic veut des informations sur vous. Allons voir les informations sur Vic». Sous ce simple descriptif, le compte @vikileaks30 se présente comme une façon de protester contre le dépôt hier en chambre par M. Toews du projet de loi C-30 qui cherche à renforcer les pouvoirs d'enquête des policiers dans les mondes numériques.

    Le compte diffuse, depuis son apparition, des extraits de documents déposés devant un tribunal du Manitoba au moment du divorce de M. Toews. Chaque micro-message présente des détails sur la relation entre l'actuel ministre de la Sécurité publique et son ex-femme ainsi que des éléments pouvant expliquer ou éclairer la rupture. Entre autres choses.

    Une cinquantaine de tweets a été produit pour le moment. Près de 1200 personnes se sont abonnées à ce compte.

    Hier, le ministre Toews a fait l'unanimité contre lui dans les groupes de défense des libertés civiles en déposant le projet de loi C-30, version remaniée du projet de loi C-52 mort au feuilleton l'automne dernier. S'il est adopté dans sa forme actuelle, ce projet va permettre à l'État de récolter auprès des fournisseurs d'accès à Internet des informations personnelles sur les internautes, et ce, sans supervision judiciaire et sans justification de la part des autorités.

    Décrié et présenté comme une source potentielle d'abus et de dérives sécuritaires, le projet de loi conservateur est au centre d'une vaste campagne de résistance, OpenMedia.ca, orchestrée par des organismes militants pour le respect de la vie privée. À ce jour, une pétition en ligne a permis de récolter plus de 90 000 signatures de Canadiens inquiets face à cette énième tentative du gouvernement Harper de resserrer le cadre légal et moral autour du quotidien des citoyens.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer