Nouveaux contours du social: les enfants jugent la technologie fondamentalement humaine
Photo : Latitude Research
Ça devait arriver! Les robots, les machines, les tablettes, les ordinateurs sont perçus aujourd'hui par les générations montantes comme des phénomènes fondamentalement humains, et ce, contrairement aux adultes qui appréhendent encore et toujours la révolution technologique — tout comme les objets qui viennent avec — comme une révolution d'outils. C'est une étude américaine qui arrive à cette conclusion et ceux qui n'y croyaient pas encore vont devoir se faire à l'idée: oui, les contours du social sont bel et bien en mutation.
Être né à l'ère du numérique, forcément, ça marque. À preuve, les résultats de l'enquête Robots @ School que la boite de recherche sociale Latitude Research vient de dévoiler. Le projet a été mené conjointement avec l'Institut de recherche de la multinationale LEGO ainsi que le Project Synthesis, un observateur du temps présent.
En gros, l'équipe de scientifiques a sondé pendant plusieurs semaines le coeur et l'âme de 350 enfants âgés de 8 à 12 ans dans plusieurs écoles du monde en les exposant à une question simple et cruciale: «qu'arriverait-il si les robots faisaient partie intégrante de votre vie quotidienne, à l'école et ailleurs?» La réponse pouvait être livrée par l'entremise d'un texte ou d'un dessin, dessins dont un échantillon est exposé ici. Et les résultats sont bien sûr fascinants.
«Les enfants appréhendent la technologie comme une chose fondamentalement humaine, peut-on lire dans le rapport qui vient tout juste d'être rendu public. Pour eux, c'est un compagnon social qui peut les divertir, les motiver, les soutenir dans différents contextes».
Et comment! 64 % des fiers représentants de la génération numérique, celle qui est venue au monde quelques mois avant Facebook, qui à trois ans pouvait commencer à jouer sur un iPhone et qui ne comprend pas très bien le principe de la télévision en direct, décrivent les robots comme des composantes naturelles de leur environnement, des compagnons presque humains, capables d'interagir avec le même naturel que leurs parents, leurs professeurs ou leurs petits amis de classe.
Autres données intéressantes: 75 % des robots dessinés par les enfants se sont révélés être des compagnons jouant un rôle de soutien dans un contexte d'éducation, indiquent les auteurs du rapport qui, du coup, soulignent à gros traits le potentiel didactique des technologies ainsi mis en relief par ces enfants du numérique rencontrés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie, en Allemagne, en Afrique du Sud et en Australie.
En guise de conclusion, l'équipe de chercheurs estime d'ailleurs que ce portrait psychologique d'une génération permet désormais d'envisager une plus grande place dans les écoles de la technologie, des robots et surtout de l'environnement ludo-éducatif qu'ils amènent. Une idée tellement humaine pour la frange ascendante de la société qui finalement ne fait que commencer à écrire les bouleversements sociaux à venir.
Être né à l'ère du numérique, forcément, ça marque. À preuve, les résultats de l'enquête Robots @ School que la boite de recherche sociale Latitude Research vient de dévoiler. Le projet a été mené conjointement avec l'Institut de recherche de la multinationale LEGO ainsi que le Project Synthesis, un observateur du temps présent.
En gros, l'équipe de scientifiques a sondé pendant plusieurs semaines le coeur et l'âme de 350 enfants âgés de 8 à 12 ans dans plusieurs écoles du monde en les exposant à une question simple et cruciale: «qu'arriverait-il si les robots faisaient partie intégrante de votre vie quotidienne, à l'école et ailleurs?» La réponse pouvait être livrée par l'entremise d'un texte ou d'un dessin, dessins dont un échantillon est exposé ici. Et les résultats sont bien sûr fascinants.
«Les enfants appréhendent la technologie comme une chose fondamentalement humaine, peut-on lire dans le rapport qui vient tout juste d'être rendu public. Pour eux, c'est un compagnon social qui peut les divertir, les motiver, les soutenir dans différents contextes».
Et comment! 64 % des fiers représentants de la génération numérique, celle qui est venue au monde quelques mois avant Facebook, qui à trois ans pouvait commencer à jouer sur un iPhone et qui ne comprend pas très bien le principe de la télévision en direct, décrivent les robots comme des composantes naturelles de leur environnement, des compagnons presque humains, capables d'interagir avec le même naturel que leurs parents, leurs professeurs ou leurs petits amis de classe.
Autres données intéressantes: 75 % des robots dessinés par les enfants se sont révélés être des compagnons jouant un rôle de soutien dans un contexte d'éducation, indiquent les auteurs du rapport qui, du coup, soulignent à gros traits le potentiel didactique des technologies ainsi mis en relief par ces enfants du numérique rencontrés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie, en Allemagne, en Afrique du Sud et en Australie.
En guise de conclusion, l'équipe de chercheurs estime d'ailleurs que ce portrait psychologique d'une génération permet désormais d'envisager une plus grande place dans les écoles de la technologie, des robots et surtout de l'environnement ludo-éducatif qu'ils amènent. Une idée tellement humaine pour la frange ascendante de la société qui finalement ne fait que commencer à écrire les bouleversements sociaux à venir.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

