En Suède, le piratage devient une religion officiellement reconnue
Ça se passe au pays des Nobel, d'Ingrid Bergman, de Greta Garbo et de Björn Borg et ça ne s'invente pas: le gouvernement suédois vient d'accorder au mouvement Kopimiste le statut de religion officiellement reconnue par l'État. Fondée par un étudiant en philosophie, l'Église du Kopimisme — puisque c'est comme ça qu'il faut désormais la nommer — estime que l'information et la copie numérique sont sacrées et que rien ni personne ne devrait entraver leur marche.
Loufoque? Cette nouvelle religion, dont le nom est intimement lié à l'expression anglophone «copy me», a recruté pas moins de 3000 membres dans les six derniers mois, souligne l'Église sur son site Internet. Des membres à qui l'on ne demande rien d'autre que de considérer les raccourcis clavier «CTRL+C» et «CTRL+V» — associé aux fonctions copier et coller — comme des symboles sacrés et de partager l'information en format numérique en la copiant et en la remixant.
«La communauté Kopimi ne propose pas d'engagement formel à ses membres, résume Isak Gerson, fondateur et chef autoproclamé de ce mouvement religieux franchement atypique. Vous avez simplement à sentir l'appel de l'information, du partage et de la copie». L'homme se réjouit d'ailleurs de cette reconnaissance officielle par l'État suédois qui fait du coup avancer d'un pas les adeptes du piratage vers ce jour «où ils vont pouvoir vivre leur foi en paix sans peur de la persécution».
Dans les pages du Stockholm News, le juriste Bertil Kallner explique que la Suède est relativement complaisante face aux mouvements religieux dont la reconnaissance est automatique, le «gouvernement ne réclamant pas de détails sur les activités ni sur le contenu de ces religions».
Sans surprise, le Kompimisme, qui pourrait bien se faire copier ailleurs dans le monde, est très proche du Parti pirate qui a vu le jour il y a cinq ans dans ce pays scandinave. Son fonds de commerce: faire avancer des réformes législatives modifiant les règles du droit d'auteur, de la propriété intellectuelle et de la copie numérique. Amen.
Loufoque? Cette nouvelle religion, dont le nom est intimement lié à l'expression anglophone «copy me», a recruté pas moins de 3000 membres dans les six derniers mois, souligne l'Église sur son site Internet. Des membres à qui l'on ne demande rien d'autre que de considérer les raccourcis clavier «CTRL+C» et «CTRL+V» — associé aux fonctions copier et coller — comme des symboles sacrés et de partager l'information en format numérique en la copiant et en la remixant.
«La communauté Kopimi ne propose pas d'engagement formel à ses membres, résume Isak Gerson, fondateur et chef autoproclamé de ce mouvement religieux franchement atypique. Vous avez simplement à sentir l'appel de l'information, du partage et de la copie». L'homme se réjouit d'ailleurs de cette reconnaissance officielle par l'État suédois qui fait du coup avancer d'un pas les adeptes du piratage vers ce jour «où ils vont pouvoir vivre leur foi en paix sans peur de la persécution».
Dans les pages du Stockholm News, le juriste Bertil Kallner explique que la Suède est relativement complaisante face aux mouvements religieux dont la reconnaissance est automatique, le «gouvernement ne réclamant pas de détails sur les activités ni sur le contenu de ces religions».
Sans surprise, le Kompimisme, qui pourrait bien se faire copier ailleurs dans le monde, est très proche du Parti pirate qui a vu le jour il y a cinq ans dans ce pays scandinave. Son fonds de commerce: faire avancer des réformes législatives modifiant les règles du droit d'auteur, de la propriété intellectuelle et de la copie numérique. Amen.
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