Elle se déshabille pour dénoncer les conservateurs égyptiens
À nu pour la cause. Une jeune blogueuse égyptienne alimente actuellement la controverse en Égypte après avoir décidé de poser nue avec un de ses amis sur son blogue afin de dénoncer le rigorisme et le conservatisme de la société égyptienne. Un geste courageux pour les uns, suicidaire pour d'autres, mais surtout un coup d'éclat numérique remarqué alors que le pays se prépare à se donner son premier parlement de l'après-Moubarak, sur fond de montée de l'islamisme.
Anonyme il y a quelques semaines à peine, Aliaa Magda Elmahdy, qui se présente en ligne comme une «féministe végétarienne et individualiste», a décidé de se battre pour les valeurs libérales auxquelles elle croit en s'affichant dans le plus simple appareil sur la Toile, et ce, pour se faire la porte-parole de tous les Égyptiens qui, comme elle, sont «en colère contre une société de violence, de racisme, de sexisme, de harcèlement sexuel et d'hypocrisie», écrit-elle sur sa page Facebook.
Le projet, dont parle l'édition en ligne du Almasry Alyoum, est aussi simple que chargé. Il se décline sur le blogue de la jeune fille, baptisé Nus Artistiques, par une série de photographies la montrant nue à côté d'un tabouret. Le site expose également le cliché d'un homme totalement dévêtu, pensif avec une guitare en main. «Regardez-vous dans un miroir, est-il écrit. Pourquoi détestez-vous votre corps? Vous devez avoir un problème avec votre sexualité».
La jeune fille, qui affirme être la petite amie de Kareem Amer, un autre blogueur égyptien qui a été arrêté et condanmé à quatre ans de prison en 2007 pour avoir «insulté l'Islam» dans la sphère numérique, dit agir ainsi au nom de la liberté. «J'ai le droit de vivre en toute liberté où je veux, écrit-elle. Je me sens heureuse et accomplie quand je sens que je suis totalement libre».
Égyptienne ordinaire qui a choisi de rendre son état naturel extraordinaire, Aliaa Magda Elmahdy expose sa revendication dans un contexte social et politique tendu. Le 28 novembre prochain, dans la foulée de la chute du dictateur Moubarak en février dernier, les Égyptiens se préparent en effet à aller aux urnes pour former un nouveau parlement. La future Constitution du pays stimule des échanges virulents entre libéraux et islamistes, les uns prônant un état civil, les autres un état fondé sur les principes de la charia... où l'expression de la nudité dans toutes ses formes, y compris la forme artistique, pourrait difficilement trouver sa place.
Anonyme il y a quelques semaines à peine, Aliaa Magda Elmahdy, qui se présente en ligne comme une «féministe végétarienne et individualiste», a décidé de se battre pour les valeurs libérales auxquelles elle croit en s'affichant dans le plus simple appareil sur la Toile, et ce, pour se faire la porte-parole de tous les Égyptiens qui, comme elle, sont «en colère contre une société de violence, de racisme, de sexisme, de harcèlement sexuel et d'hypocrisie», écrit-elle sur sa page Facebook.
Le projet, dont parle l'édition en ligne du Almasry Alyoum, est aussi simple que chargé. Il se décline sur le blogue de la jeune fille, baptisé Nus Artistiques, par une série de photographies la montrant nue à côté d'un tabouret. Le site expose également le cliché d'un homme totalement dévêtu, pensif avec une guitare en main. «Regardez-vous dans un miroir, est-il écrit. Pourquoi détestez-vous votre corps? Vous devez avoir un problème avec votre sexualité».
La jeune fille, qui affirme être la petite amie de Kareem Amer, un autre blogueur égyptien qui a été arrêté et condanmé à quatre ans de prison en 2007 pour avoir «insulté l'Islam» dans la sphère numérique, dit agir ainsi au nom de la liberté. «J'ai le droit de vivre en toute liberté où je veux, écrit-elle. Je me sens heureuse et accomplie quand je sens que je suis totalement libre».
Égyptienne ordinaire qui a choisi de rendre son état naturel extraordinaire, Aliaa Magda Elmahdy expose sa revendication dans un contexte social et politique tendu. Le 28 novembre prochain, dans la foulée de la chute du dictateur Moubarak en février dernier, les Égyptiens se préparent en effet à aller aux urnes pour former un nouveau parlement. La future Constitution du pays stimule des échanges virulents entre libéraux et islamistes, les uns prônant un état civil, les autres un état fondé sur les principes de la charia... où l'expression de la nudité dans toutes ses formes, y compris la forme artistique, pourrait difficilement trouver sa place.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

