Des enfants sur Facebook... avec la complicité des parents
On savait déjà que des millions d'enfants de moins de 13 ans ont une existence virtuelle sur Facebook alors que cela leur est interdit par la multinationale américaine qui a fixé justement à 13 ans l'âge limite pour ouvrir un compte dans ce vaste réseau social. On apprend aujourd'hui que cette présence d'enfants et de pré-adolescents est finalement encouragée par les parents eux-mêmes qui aident leur progéniture à franchir la frontière de l'interdit. Drôle d'époque.
C'est une étude publiée dans la revue scientifique First Monday qui vient de lever le voile sur le phénomène. Pilotée en partie par Danah Boyd, chercheure au Centre de recherche de Microsoft et spécialiste de la communication à l'Université de New York, elle confirme que les mensonges, formulés par les moins de 13 ans pour trouver eux aussi leur place dans le réseau social le plus épidémique de la planète Web, sont cautionnés par les parents dans une très large proportion.
Des chiffres? Au terme d'une enquête menée auprès de 1007 parents, âgés de 26 ans et plus et ayant à la maison des enfants de 10 à 14 ans, les scientifiques ont découvert que près de la moitié d'entre eux sait que leur enfant de 12 ans communique régulièrement par l'entremise de ce réseau. Pour les enfants de 10 ans, c'est un parent sur cinq qui dit être au courant de la chose. Et, fait étonnant, 70 % de ces géniteurs indiquent avoir soutenu leur enfant dans cette démarche en les aidant à ouvrir un compte Facebook et à configurer leur profil.
L'étude a été menée afin de mesurer l'effet des nouveaux outils de communication sur la législation américaine en matière de protection des mineurs dans les réseaux numériques, la Children's Online Privacy Protection Act (COPPA, pour les intimes) que Facebook et les autres viennent désormais malmener. Selon cette législation, aucune entreprise ne peut collecter des informations personnelles sur des citoyens de moins de 13 ans. Or, Facebook est un réseau social dont la fonction première est justement d'accumuler des informations sur ses usagers afin d'en faire profiter les publicitaires. Entre autres.
Au début de l'année, le magazine Consumer Report — le Protégez-vous des voisins du sud — avait établi à 7 millions le nombre d'enfants de moins de 13 ans actifs sur le réseau Facebook. Le Québec ne doit pas échapper à ce phénomène qui vient également faire trembler les assises de plusieurs lois en vigueur sur la protection de l'enfance. Notons que la législation ici rend illégale la publicité ciblant directement les moins de 13 ans. Une règle difficile à respecter dans un espace numérique qui ne cache plus ses véritables ambitions — devenir une vaste base de données sur les comportements des consommateurs. Base que les parents viennent désormais alimenter avec leurs enfants.
C'est une étude publiée dans la revue scientifique First Monday qui vient de lever le voile sur le phénomène. Pilotée en partie par Danah Boyd, chercheure au Centre de recherche de Microsoft et spécialiste de la communication à l'Université de New York, elle confirme que les mensonges, formulés par les moins de 13 ans pour trouver eux aussi leur place dans le réseau social le plus épidémique de la planète Web, sont cautionnés par les parents dans une très large proportion.
Des chiffres? Au terme d'une enquête menée auprès de 1007 parents, âgés de 26 ans et plus et ayant à la maison des enfants de 10 à 14 ans, les scientifiques ont découvert que près de la moitié d'entre eux sait que leur enfant de 12 ans communique régulièrement par l'entremise de ce réseau. Pour les enfants de 10 ans, c'est un parent sur cinq qui dit être au courant de la chose. Et, fait étonnant, 70 % de ces géniteurs indiquent avoir soutenu leur enfant dans cette démarche en les aidant à ouvrir un compte Facebook et à configurer leur profil.
L'étude a été menée afin de mesurer l'effet des nouveaux outils de communication sur la législation américaine en matière de protection des mineurs dans les réseaux numériques, la Children's Online Privacy Protection Act (COPPA, pour les intimes) que Facebook et les autres viennent désormais malmener. Selon cette législation, aucune entreprise ne peut collecter des informations personnelles sur des citoyens de moins de 13 ans. Or, Facebook est un réseau social dont la fonction première est justement d'accumuler des informations sur ses usagers afin d'en faire profiter les publicitaires. Entre autres.
Au début de l'année, le magazine Consumer Report — le Protégez-vous des voisins du sud — avait établi à 7 millions le nombre d'enfants de moins de 13 ans actifs sur le réseau Facebook. Le Québec ne doit pas échapper à ce phénomène qui vient également faire trembler les assises de plusieurs lois en vigueur sur la protection de l'enfance. Notons que la législation ici rend illégale la publicité ciblant directement les moins de 13 ans. Une règle difficile à respecter dans un espace numérique qui ne cache plus ses véritables ambitions — devenir une vaste base de données sur les comportements des consommateurs. Base que les parents viennent désormais alimenter avec leurs enfants.
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