dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Un livre numérique qui réfléchit sur lui-même

Fabien Deglise   11 octobre 2011 16h47  Les mutations tranquilles
Labyrinthe d'Ashcombe, Victoria, Australie<br />
Labyrinthe d'Ashcombe, Victoria, Australie
En voilà une idée qu'elle est bonne! Depuis plusieurs semaines, l'essayiste américain Peter Meyers a décidé de se lancer, en ligne et par l'entremise d'un blogue, dans l'écriture d'un bouquin numérique portant sur... le livre numérique. L'aventure auto-reflexive s'intitule Breaking the Page: Transforming Books and Reading Experience (traduction plus que libre: Sortir de la page: le livre et la lecture en mutation) et elle mérite forcément que l'on s'y intéresse.


Meyers, qui bosse entre autres chez O'Reilly Media, a le sens pratique développé — il a signé récemment un palmarès des meilleures applications pour le iPad — et il le prouve avec ce nouveau projet qui regarde le livre numérique, en passant par un livre numérique, dans sa dimension plus pratique que théorique afin de tracer les contours des possibles qui s'ouvrent désormais aux auteurs et aux lecteurs par rapport à la traditionnelle version imprimée sur du papier.

Le projet est ambitieux, mais il est aussi inspirant pour l'essayiste, lui-même éditeur de livres en format binaire, qui en plusieurs billets a pour le moment abordé les thèmes de l'arc narratif d'un récit à l'heure de la tablette et du 2.0, de la recherche à l'intérieur d'un ouvrage, de l'indexation, du principe transposé de la page qui tourne, de l'interactivité et du multimédia. Entre autres. 

Contenant pour le moment plus de questions que de réponses — un signe d'intelligence, parait-il! — le bouquin en construction réfléchit donc sur la pertinence de développer des ouvrages au contenu qui déroule (de la même façon que l'internaute appréhende un contenu sur un site web), de faire revivre le principe de l'index — un truc que le papier à fait lentement, mais surement, disparaitre de ses pages —  ou encore d'exploiter la logique de l'hyperlien, ce qui, selon lui, met fin à la narration linéaire pour la faire entrer dans l'ère de la constellation.

Avec une rigueur maniaque, Meyers essaye de déplier chaque feuille de ce casse-tête portant sur la transposition du bouquin d'un support à un autre en se mettant autant dans le fauteuil du lecteur que de celui de l'auteur, écrivain ou éditeur et en jaugeant surtout les outils de lecture actuellement disponible sur le marché, mais dont la forme et la capacité sont forcément condamnés à changer.

Il le fait aussi en reconnaissant qu'aujourd'hui, étant donné la jeunesse de la mutation en cours, la plupart des intéressés avancent sur la route qui mène du papier à l'écran sans trop savoir où ils s'en vont, lui y compris. Et bien sûr, pour l'essayiste, cela représente une très bonne raison d'ouvrir les yeux pour s'y retrouver plutôt que de les fermer en espérant que rien ne bouge.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • ysengrimus - Inscrit
    12 octobre 2011 15 h 07
    Lectures numériques
    J'ai mieux. Un talentueux critique (québécois au demeurant) et cyber-éditeur publie sur son blogue des critiques littéraires. Pas banal...

    http://danielducharme.wordpress.com/a-propos-de-la

    Encore moins banal: il s'agit de critique analysant exclusivement des ouvrages numériques...
    Paul Laurendeau
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • De St-Éloi - Abonné
    13 octobre 2011 06 h 05
    Voilà des interrogations pas très nouvelles
    Voilà des interrogations pas très nouvelles qui se posent depuis 20 ans, à preuve ce texte d'un auteur québécois écrit en 1993 :http://www.artpaysage.com/avenir.html

    Du travail sur la littérature hypertextuelle il s'en est fait au Québec dès le début des années '90, etc.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Publicité


Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012