Le iPad fait son entrée... à la bibliothèque

La dématérialisation de l'univers, ça commence un peu comme ça: aux États-Unis, une bibliothèque municipale vient en effet d'écrire un nouveau chapitre des mutations sociales en cours. Comment? En permettant depuis le début de la semaine à ses abonnés d'emprunter des... iPad en remplacement des bons vieux bouquins qui sentent le papier usé.

C'est à la L.E. Phillips Memorial Public Library de la petite ville d'Eau Claire dans le Wisconsin que la révolution numérique s'est mise en marche, comme l'indique l'institution sur son site Internet. Les iPads qui viennent d'entrer dans l'univers du prêt bibliothécaire permettent d'accéder à Internet, oui, et contiennent aussi 1000 classiques de la littérature en format numérique, 10 livres audio et une douzaine d'applications qui facilitent l'accès à des publications. En gros.

La bibliothèque municipale précise que ce service vient d'être lancé pour aider ses membres à se familiariser avec les nouvelles technologies, mais également leur donner «une autre façon d'apprécier les mots et les paroles» sous une forme différente. Et l'on se doute que même si l'idée provient d'une bourgade de 65 000 habitants, elle ne devrait pas prendre trop de temps avant de se répandre un peu partout sur la surface du globe.
3 commentaires
  • Elisa Soulieres - Inscrite 29 septembre 2011 10 h 44

    Est-ce à cause des rats... de bibliothèque ?

    Je trouve ça dommage qu'on en arrive à ça. Je fais pourtant partie de la génération qui est submergée par la technologie. On ne me fera cependant pas croire que le plaisir est le même de lire sur une tablette électronique. Tenir un livre entre ses mains, sentir son poids, se laisser envelopper par le léger souffle de la page qu'on tourne et dont l'odeur ramène à la mémoire des souvenirs aussi lointains que le temps où ma mère me racontait une histoire avant de m'endormir. Un roman, c'est entrer dans un autre univers. Et puis, les couleurs, les textures (pensons aux livres pour les tout-petits, mais aussi à plusieurs couvertures cartonée ayant du relief). Ne pas pouvoir emprunter plus de cinq livres à la fois développe l'esprit de décision, de concision. Cela augmente le plaisir de devoir attentre avant de pouvoir aller en chercher de nouveaux. Tout est tellement instantané. On a perdu le délicieux sentiment de l'excitation qui précède un événement. On est frusté au moindre délai.

    Cette décision est-elle prise pour plaire à ceux qui ne jurent que par la technologie ? Je comprends que ça prend moins de place que de gros volumes encyclopédiques. Dans cette situation, je comprend. Malgré tout, fouiller pour trouver une information permet de l'apprécier davantage. Avant d'imprimer un ouvrage, les informations sont vérifiées de meilleure manière. Que d'erreurs sur le net et même dans les livres électroniques. Le pire, c'est qu'on s'en contente. Je trouve que cela rétrécit la pensée, l'uniformise.

    Je vais continuer à lire des livres de papier aussi longtemps qu'ils existeront.

    Encore un bel exemple où les dirigeants pensent plaire à la population en offrant le dernier gadget électronique à la mode et supposant, dans ce cas-ci, qu'ils liront davantage. C'est comme le gouvernement qui veut installer à grands frais des tableaux électroniques dans toutes les classes en croyant que les élèves réussiront

  • Moteur - Inscrit 29 septembre 2011 12 h 10

    Un avantage

    Le bug avec les beaux livres qui sentent le papier et qui participent à la déforestation est qu'on ne peut pas changer la grosseur des caractères!

  • eratos10 - Inscrit 7 octobre 2011 22 h 00

    Des avantages des deux côtés

    Tant le livre numérique que le livre traditionel offre des avantages différents. Le livre numérique n'est en fait qu'un autre format comme le sont les livres de poche, ceux à couverture rigide, les livres parlant (audio-book), etc. A chacun sa préférence...