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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    Géolocalisation: les consommateurs résistent à l'intrusion

    C'est vendu par les gourous du marketing comme une panacée, l'avenir de l'humanité, même, qui désormais peut répondre à la question captiale «t'es où?» en cliquant simplement sur son téléphone intelligent. Le hic, la géolocalisation, si elle fait briller les yeux des marchands de rêves, est loin de séduire encore les consommateurs, indique une récente étude américaine. 

    C'est en tout cas ce que prétend la boite de communication versée dans le numérique White Horse dans un rapport intitulé Lost in Geolocalisation: Why Consumers Haven't Bought Geolocalisation, How Marketer Can Fix It. Une copie de ce document est disponible ici

    Selon elle, 60 % des propriétaires de téléphones intelligents désactivent en effet la fonction de géolocalisation qui permet d'associer leur appareil, tout comme les contenus qu'il génère, à une position géographique précise n'importe où sur la surface du globe. Notons qu'une grande quantité du 40 % restant doit certainement en faire usage sans toutefois le savoir. 

    Dans une entrevue accordée au magazine en ligne BizReport, un dirigeant de la compagnie explique que l'idée de partager sa position géographique avec la terre entière, tout comme avec ses amis, ne parvient pas encore à faire son chemin chez les internautes qui ont l'impression de donner beaucoup d'informations personnelles en échange de peu, c'est à dire des publicités ciblées en lien direct avec leur environnement ou encore des rabais dans les commerces où ils se trouvent. En fait, seuls 6 à 8% des consommateurs y verraient un gain et accepteraient du coup de composer avec cette intrusion dans la vie privée, indique White Horse.

    Dans l'univers du marketing et des réseaux sociaux, la géolocalisation est en train de devenir un enjeu de taille afin d'exploiter pleinement le potentiel commercial des nouveaux espaces de communication. La marche du progrès n'est toutefois pas en ligne droite puisqu'elle s'accompagne de questionnements importants sur la surveillance des individus, sur le contrôle des masses ainsi que sur les violations possible de la vie privée par des multinationales. Pour commencer.

    Signe d'une certaine fragilité, la semaine dernière, le géant de l'informatique Apple a fait son mea-culpa sur la place publique en reconnaissant avoir collecté beaucoup trop d'information sur les déplacements des propriétaires de son célèbre iPhone. L'empire de la pomme, tout en se défendant d'avoir fait de la surveillance indue de ses clients, a toutefois annoncé qu'elle allait corriger quelques bugs dans la programmation de son système d'exploitation pour appareils portables afin de limiter cette collecte d'informations plutôt sensibles. 














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