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    Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

    L'armée américaine fait de la propagande dans les réseaux sociaux

    Une petite bombe vient d'être lâchée: les États-Unis cherchent à influencer les conversations dans les réseaux sociaux tout en y faisant percoler la propagande pro-américaine en ces lieux par l'entremise de faux internautes, pilotés par l'armée, et qui ont l'air plus vrai que nature. C'est en tout cas ce que vient de dévoiler le quotidien britannique The Guardian.


    Le stratagème a été bien pensé et a même fait l'objet d'un appel d'offres lancé par le US Central Command pour le développement d'un logiciel de gestion de personnalités numériques, rapporte The Guardian sur son site web. Chacune de ces personnes présente des détails convaincants sur son existence, son histoire et son profil sociodémographique. Selon le bon de commande, elles doivent aussi être manipulées par une cinquantaine de techniciens de l'armée «sans peur d'être démasquées par des adversaires sophistiqués», précise le document.

    Orchestré possiblement depuis la base de la US Air Force de MacDill, près de Tampa en Floride, le projet façonne des identités numériques donnant l'impression d'émaner autant des États-Unis que de différentes parties du globe. Ces faux internautes prennent part à des «conversations» dans le cyberespace en passant par la production de billets de blogues, la production de micro-messages, par les salons de discussions et «autres interventions».

    Sans nier l'existence de ce programme, le US Central Command explique que les activités secrètes de l'armée dans l'univers du 2.0 se font uniquement en langue étrangère et visent à faire face à des attaques d'extrémistes et à affronter les ennemis des États-Unis à l'étranger. Les faux internautes s'expriment en arabe, en farsi, en urdu et en pachtoune, mais jamais en anglais et à un auditoire américain, assurent les autorités militaires, ce qui représenterait un acte illégal aux États-Unis.

    Selon The Guardian, ce programme s'inscrit dans une opération de propagande numérique amorcée en Irak au début de l'invasion américaine afin d'attaquer dans les mondes virtuels les représentants et sympathisants d'Al-Qaida.














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