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Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Marketing en ligne: et si le consommateur tendait le bâton pour se faire battre?

Fabien Deglise   20 décembre 2010 13h43  Les mutations tranquilles
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Photo : Ad buster

Il y a surabondance, mais pour les internautes cela n'est visiblement pas assez. Non contents de vivre dans des environnements sursaturés par la publicité, les citoyens numériques canadiens se font désormais de plus en plus amis, dans les réseaux sociaux, avec des... marques de commerce. Et les principales intéressées, forcément, s'en réjouissent.


En moyenne, un internaute d'ici, présent sur Facebook ou Twitter, possède cinq marques dans ses «amis», révèle une vaste étude sur les comportements en ligne menée dans 46 pays par la boite de mesure de l'opinion TNS.

Cette particularité place le Canada au sommet de la liste des pays où les consommateurs en ligne sont les plus proches des marchands de rêves, loin devant la Chine (avec ses 2 amis-marques) et à la même hauteur que les pays d'Europe du Nord, résume le magazine en ligne Marketing.

Il y a plus: cette étrange relation trouve une résonance particulièrement chez les femmes en ligne qui ne rechignent pas à se lier d'amitié avec des marques. Elles en ont en moyenne six dans leur carnet de bal numérique. Quant aux jeunes, les 16-20 ans, ils font exploser les compteurs avec une dizaine de marques-amies à leur actif.

La terre tourne, le monde change et les univers numériques sont désormais en train de réinventer le concept d'intrusion publicitaire en y ajoutant une dimension pour le moins étonnante: le consentement. Et le phénomène, qui devrait faire grincer les dents des pourfendeurs de croissance, de surconsommation et d'endettement, n'est pas prêt de s'estomper, selon Rajae Matuk, directeur de recherche chez TNS Canada qui prédit une croissance de cette interrelation, avec la montée en puissance des applications mobiles, explique-t-il dans les pages de Marketing.

Oui, c'est bientôt Noël et si l'on cherche une lueur d'espoir en l'humanité, ce n'est finalement pas du côté des réseaux sociaux qu'il faut aller...






 
 
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  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    16 décembre 2010 21 h 48
    "Amis", ou recherche de services?
    Est-0il réellement question d'être "ami" avec une marque au point de lui faire un marketing gratis? Ou plutôt un lien créé "en cas de besoin", surtout si l'intéressé possède un produit de la marque? Je crois personnellement qu'il s'agirait plutôt, en majeure partie, du second scénario,. Bien entendu les agents de marketing voudraient y voir quelque adulation plutôt qu'une mise ne contact de services, c'est dans leur nature d'interpréter les choses ainsi, on leur "enseigne" comment manipuler les ouailles voir les ENDOCTRINER. L'effet de religion se rapprocherait ainsi étrangement des préceptes de marketing (constatons seulement ce que ces derniers ne cessent de vouloir faire croire concernant la "religion du hockey", une graine de marketeur à la solde du Canadien que cette perception)... Pour ma part, laissons rêver les marketeurs (qui semblent parfois habiter la planète mars pour nous prendre ainsi pour des chiens de Pavlov), et tentons d'utiliser les meilleurs canaux pour rester en contact avec nos fournisseurs, en cas de besoin, c'est tout ce que j'y vois!
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  • Lorraine Couture - Abonnée
    17 décembre 2010 12 h 17
    Vous incarnez une lueur d'espoir!

    Hélas je me demande en lisant vos articles toujours éblouissants, si vous êtes un apôtre attentif dans vos conclusions.

    Cela dit, pour moi, vos écrits prophétiques serviront dans dix ans, à l'illustration de la genèse du chaos numérique annoncé et accompli.

    Merci de votre lucidité!
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  • Stephane Demers - Inscrit
    18 décembre 2010 11 h 35
    Et si ça créait l'effet inverse.....
    Les clients sont fidèles ; n'est-ce pas l'objectif du marketing? Donc si les clients sont fidèles, a t-on réellement besoin de faire de la publicité? Je ne crois pas que c'est malsaint d'aimer et de s'identifier à une marque. De toute façon on le fait tous de façon inconsciente. C'est justement une bonne nouvelle : l'avertissement à celui qui veut la recevoir.
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  • Daniel Berube - Abonné
    18 décembre 2010 18 h 39
    Enfin !
    Oui, enfin ! On est quelque chose au Québec !


    C'était fatigant d'être quelqu'un...
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  • Jonathan Bizier - Inscrit
    19 décembre 2010 14 h 41
    Une lueur d'espoir? c'est un début...
    Selon moi ce type de publicité est beaucoup moins destructeur qu'une publicité annoncée à la télé ou à la radio. Justement au moins c'est le consommateur qui "like" le produit. On n’est pas forcé d'écouter la pub qui nous agace ou qui nous fait changer de poste. Et puis si on n'aime pas le produit, on peut toujours enlever notre "like". Ce n'est pas comme une affiche géante sur la rue Parc, ou elle est imposée. Je crois justement que les industries s'ajusteront, et elles devront simplement développer un produit de qualité pour que les gens puissent ajouter leurs produits dans la liste des préférences. Ce ne sera plus , qui est le mieux financièrement nanti , mais bien si le produit en vaut vraiment la peine.

    Par exemple faite une recherche sur Facebook de Brault et Martineau , vous aller trouver que 5 ou 6 personnes « like » le produit, alors qu’il s’est créé un groupe connexe du nom anti Brault et Martineau qui comporte environ 100 membres et il s’est même créé un groupe « tanné des annonces de Brault et Martineau »... Pourtant, ce commerçant a simplement abusé du nombre de diffusions à la télé. S’il n’y a pas de censure, je crois que les médias sociaux peuvent arriver à révolutionner le monde de la pub, en la démocratisant. Et pour une première fois , nous aurons gagné la transparence dans le marketing, ce qui n’est pas rien.
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