dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Le Slow Book, une façon de lutter contre la dictature du best-seller

Fabien Deglise   19 novembre 2010 14h32  Les mutations tranquilles
<br />

Mais qu'y a-t-il dans l'eau en Italie? Après avoir donné naissance au mouvement Slow Food, qui s'inscrit contre la malbouffe, au mouvement des villes lentes, pour lutter contre les rythmes de vie effrénés, voilà que le pays de Berlusconi fait apparaitre le Slow Book, un nouveau concept qui chercher à préserver le livre contre la dictature des supermarchés, des chaînes monopolistiques et des palmarès commerciaux. En gros.


Ce sont trois amoureux des bouquins, Alberto Casadei, Andrea Cortellessa et Guido Mazzoni, qui sont à l'origine de ce nouveau mouvement qui, pour le moment, prend la forme d'une librairie en ligne baptisée Slowbook Farm.

En substance, l'endroit propose un catalogue de livres qui, même s'ils ne se sont pas distingués par d'importants volumes de ventes, méritent, selon eux, d'être «sauvés» de l'implacable machine à formater les succès de librairie, en raison de leur très grande qualité littéraire. L'inventaire est sélectionné par un jury composé d'écrivains, de critiques, de philosophes, d'artistes, mais aussi de correcteurs d'édition bossant dans plusieurs grandes maisons italiennes.

Pour la Slowbook Farm, la réelle valeur d'un bouquin ne peut pas seulement se mesurer en quelques semaines à la lumière des chiffres de vente. Qui plus est, la mise en exergue dans les commerces de livres des titres qui sont considérés comme les meilleurs vendeurs du moment, serait un geste «antipédagogique» posé chaque jour par les librairies des grandes chaînes qui invitent du coup «au conformisme, à l'homogénéisation».

Pas très impressionné par les palmarès et foncièrement versé dans la défense d'une bibliodiversité, le Slow Book diffuse sans problème sa liste de titres à sauvegarder — liste en constante évolution — et invite bien sûr les petits libraires — du moins ceux qui n'ont pas été encore rayés de la carte culturelle — en a faire usage pour stimuler les petites et moyennes maisons d'édition. Un antitote au marketing, parfois vulgaire, de la littérature qui toutefois pour le moment ne peut être consommé qu'en italien.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Sylvain Auclair - Abonné
    22 novembre 2010 09 h 09
    Pourquoi en anglais?
    Peut-être les fondateurs du Slow Food ou du Slow Book en ont-ils contre la vitesse ou contre la culture de facilité, mais ils n'ont rien contre la domination de l'anglais, semble-t-il?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Publicité


Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012