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Les mutations tranquilles CULTURES + SOCIÉTÉ + PARADOXES

Éducation: le gadget qui va tuer les textos en classe

Fabien Deglise   15 novembre 2010 20h32  Les mutations tranquilles
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Photo : New York Times

Il fallait y penser. Pour s'assurer de l'attention de ses élèves nourris chaque jour au web 2.0, un prof américain a décidé de leur mettre une télécommande entre les mains. Et le résultat pourrait bien inspirer d'autres passeurs de connaissances ailleurs sur la planète.


Bill White — c'est son nom —, de la Northwestern University, ne pouvait pas lutter contre la modernité. Mais il a décidé de la déjouer, un peu. Depuis le début de l'année scolaire, ses élèves sont invités en effet à interagir durant chacun de ses cours par l'entremise d'une petite télécommande qui leur permet de répondre à des questionnaires fermés sur le sujet de la semaine. Entre autres. Les réponses du groupe, compilées en temps réel, s'affichent alors sur un écran. Cette participation compte pour 20 % de la note finale.

L'appareil, raconte le New York Times dans son édition du jour, est aussi pratique pour prendre les présences mais par dessus tout... pour tenir éloigné pendant 90 minutes les mains de cette génération post-Nintendo des iPhone, iPad et téléphones intelligents qui participent plus qu'activement à la construction de son univers social, à coup de textos, tweets et autres messages d'intérêts exprimés en format binaire.

Pour quelques esprits divergents, souligne le quotidien, cette méthode de gestion est assimilée à un contrôle technologique qui n'est pas loin de celui imaginé par George Orwell dans son 1984 — oui, le chef d'oeuvre! Mais pour Jasmine Morris, future ingénieure au pays de Barack Obama, il n'en serait rien: «Je suis de celles qui aiment ça, raconte-t-elle. Ça vous fait lire. Ça vous force à prêter attention et à faire ce que vous êtes supposés faire comme étudiant.»

Tiens, la modernité se vit parfois comme un fatalité. Les façons s'en sortir aussi.




 
 
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  • Lorraine Couture - Abonnée
    16 novembre 2010 17 h 13
    Fatalité bienveillante!
    J'aime beaucoup vos chroniques, pleines de sous-entendus. À nous de chercher votre pensée profonde. D'essayer de décrypter vos sentiments...

    Vous laissez la vedette à l'article. C'est ce que j'appelle un vrai journaliste!

    J'ai déjà lu quelque part (?) :

    « Tout ce qui arrive est écrit
    Tout ce qui est écrit n'arrive pas ».
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  • André Michaud - Inscrit
    17 novembre 2010 08 h 51
    Bravo
    Bravo aux profs qui savent innover et aller plus loin que les bureaucrates
    des ministères imbus d'eux-même...

    Quand la méthode discipline ne fonctionne pas, il faut trouver des alternatives..
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