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    Le petit carnet Journaliste politique et culturel, Guillaume Bourgault-Côté rentre d’un congé de quatre mois durant lequel il a parcouru le Sénégal, un bout d’Asie et Cuba. Il partage ici des pages de son petit carnet de route: celui dans lequel on note au crayon le quotidien d’un voyage au long cours. Des lieux, des gens, des saveurs, des odeurs, ce qui se passe… Ou ne se passe pas.

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      Un bateau prêt à prendre la mer, en Birmanie. Revenir, c’est aussi préparer son prochain départ.<br />

      Revenir

      Je sens sous la pointe du crayon bleu la couverture de cuir du Moleskine : dernière page. J’écris la fin du voyage, puis je refermerai le carnet avec son élastique. Il n’y a pas de tristesse : je sais que, quand je l’ouvrirai plus tard, il portera encore la trace de ces jours lents, de ces heures pleines, de tous les bouts du monde de cette traversée sénégalo-asiatico-cubaine. Tu étais ouvert devant moi, Moleskine, quand j’ai compris que ce voyage-là était terminé. Un bistro-bar surchauffé...
      Je sens sous la pointe du crayon bleu la couverture de cuir du Moleskine : dernière page. J’écris la...
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      Quelque part dans l’Oriente cubain, sur la côte qui mène à Santiago.

      Tout va

      J’avais roulé de l’aube jusqu’à midi, l’heure où l’on se pose parce que le soleil qui fait bang.
      J’avais roulé de l’aube jusqu’à midi, l’heure où l’on se pose parce que le soleil qui fait bang.
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      Tôt le matin, à vélo. L’heure heureuse pour un cycliste: fraîcheur dans l’air, le seul bruit du vent, et bientôt cette lumière qui fera des ombres immenses sur la route. 

      L'aube à vélo

      Il s’est passé depuis le Laos deux ou trois détours, une arabesque, et me voilà à Cuba. Une envie de terminer le voyage à vélo.
      Il s’est passé depuis le Laos deux ou trois détours, une arabesque, et me voilà à Cuba. Une envie de terminer le voyage à vélo.
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      Un coeur de lait dans le café... Comme un clin d'oeil de barista au voyageur: «passe une belle journée».

      Des coeurs de lait

      Ce sont les petites histoires des pages de gauche du Moleskine — écrites en marge. Celles qui n’ont de fil entre elles que celui du voyage. Parfois, j’en fais une liste. Coeurs de lait   Il y a ici et là en Asie des cafés qui ne détonneraient pas dans le circuit montréalais. C’est comme un modèle universel : tables en bois, folk-pop acoustique, grains de café fraîchement torréfiés. Des endroits où se poser une heure ou deux pour regarder ce qui se passe — même s’il ne se passe souvent rien....
      Ce sont les petites histoires des pages de gauche du Moleskine — écrites en marge. Celles qui n’ont...
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      Sur la route du ramen...

      Ramen, amen

      Ai loué un vélo de montagne à Vang Vieng, acheté une carte des parcours environnants et choisi d’aller voir une cascade à une quarantaine de kilomètres. Suis parti sans rien.
      Ai loué un vélo de montagne à Vang Vieng, acheté une carte des parcours environnants et choisi d’aller voir une cascade à une quarantaine de kilomètres. Suis parti sans rien.
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      Les montagnes de Vang Vieng, Laos

      Le cafard des fourmis

      Ce soir, c’est la guerre. Une chambre d’hôtel — un pavillon de rien du tout, mais face à des montagnes magnifiques. Vang Vieng, Laos. Un lit. Sur le lit, un décompte approximatif de 150 fourmis. Quand je rentre après le souper et que j’allume les lumières, je les surprends en pleine inaction. Plantées là, au milieu du lit. - Vous faites quoi? - On squatte, le basketteur. Un problème avec ça? Plutôt, oui. Voyage ou pas, ça me fout le cafard de réaliser que mon lit est posé sur une...
      Ce soir, c’est la guerre. Une chambre d’hôtel — un pavillon de rien du tout, mais face à des...
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      Journée d'averse à l'école. Deux enfants s'amusent avec leurs parapluies à Luang Prabang.

      Il pleut au Laos

      Ce matin, il pleut. Et après ? Ben… Rien. À la fin, il n’y a pas d’accident, pas de déluge, pas de révélation. Je suis au Laos, il pleut et c’est tout.   Sauf que.   Sauf que c’est une pluie avec des pouvoirs, dirait-on. Une pluie qui enveloppe et insuffle un brin de spleen. Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, comme dans un film d’Ozon.   On pouvait la sentir venir depuis quelques jours. Ciel lourd et gris-blanc, soleil apocalyptique, chaleur « accablante ».   Et la voilà.   Il y a eu le...
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      La Birmanie, c'est aussi la terre qui se retourne au passage d’une charrue tirée par un ou deux boeufs, avec un fermier qui doit sans cesse crier ou donner un coup de branche pour que les bêtes aillent sensiblement en ligne droite.<br />
 

      Les boeufs sont (vraiment) lents

      Ça me frappe depuis le début du voyage: la quantité de travail qui se fait encore à la main dans les pays dits «en voie de développement». Ou plus largement: la quantité de gestes compliqués par le manque de moyens. C’est la terre qui se travaille avec une bêche (et un chapeau pour se protéger du soleil). C’est aussi la terre qui se retourne au passage d’une charrue tirée par un ou deux boeufs, avec un fermier qui doit sans cesse crier ou donner un coup de branche pour que les bêtes aillent...
      Ça me frappe depuis le début du voyage: la quantité de travail qui se fait encore à la main dans les...
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      Un poisson à la fois pour ce pêcheur du lac Inle, dont la technique touche autant à l’acrobatie qu’à l’art de pêcher.

      Koley et les pêcheurs acrobates

      «Moi je te montre les pêcheurs d’Inle, et toi, si tu veux, tu me montreras comment glisser sur la neige quand j’irai au Canada.» Je veux bien.   Il s’appelle Koley et n’a plus que deux dents à cause des noix de bétel qu’il chique. Il est guide de bateau sur le lac Inle — centre de la Birmanie, centre de son activité touristique aussi.   Il s’appelle Koley et il rit tout le temps: quand le moteur du bateau se noie, quand on est pris dans le trafic — littéralement — d’embarcations qui veulent...
      «Moi je te montre les pêcheurs d’Inle, et toi, si tu veux, tu me montreras comment glisser sur la...
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      Partir un feu, faire bouillir de l’eau, attendre: le temps d’un thé en Birmanie est une affaire de patience.

      Le temps d’un thé en Birmanie

      Il y a le thé du matin au bureau: tu branches la bouilloire en plastique, tu attends trois minutes, tu verses l’eau chaude sur le sachet et tu retournes travailler. C’est le thé de la routine. Mais il y a aussi le thé de la Birmanie. Celui qui prend une heure à préparer et qui se savoure pendant des semaines. Le thé d’une légère éternité. Randonnée avec Obama, jour 3. Vers 9h, on entre dans un village d’une quinzaine de maisons. C’est un peu l’émoi, de par la présence d’un faux basketteur...
      Il y a le thé du matin au bureau: tu branches la bouilloire en plastique, tu attends trois minutes,...
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      La dame de la montagne, en photo trafiquée en esquisse. <br />

      Quatre jours avec Obama

      Après Rangoon, la mer et un coup d’oeil aux temples bouddhiques plantés dans la pleine de Bagan, j’ai pensé aux montagnes birmanes.   Envie d’air frais.   Alors, je suis monté à Kalaw et j’ai cherché un guide. On m’a présenté Obama, un Birman de 45 ans au visage doux. L’air gêné.   «C’est vraiment ton nom ?   — On m’appelle comme ça, répond-il. Et toi ?   — Guillaume. En anglais, William.   — Ah… William. Comme Bill. Clinton, je veux dire.»   Obama et Clinton sont donc partis marcher...
      Après Rangoon, la mer et un coup d’oeil aux temples bouddhiques plantés dans la pleine de Bagan,...
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      Il y a du flou dans la photo parce c’est la nuit et que le bus brasse. Mais c’est ça.

      Rouler la nuit

      C’est une nuit comme plusieurs nuits d’autobus n’importe où en Asie ou en Amérique latine: tu te fais bardasser par la route, tu dors mal — si jamais tu dors —, tu sors courbaturé-fatigué, mais tu te sens vivant. En mouvement. En transit. En voyage.
      C’est une nuit comme plusieurs nuits d’autobus n’importe où en Asie ou en Amérique latine: tu te fais bardasser par la route, tu dors mal — si jamais tu dors —, tu sors courbaturé-fatigué, mais tu te sens vivant. En mouvement. En transit. En voyage.
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      Un lent coucher de soleil, comme un bout d’éternité chaque soir.

      L’autre feu de Bengale

      Portrait des fins de journée à Ngwe Saung, petite ville à l'est de la grande métropole birmane de Rangoon. Une chaise en bois, une boisson fraîche, quelques Pringles aux tomates et un coucher de soleil dans l’océan. 
      Portrait des fins de journée à Ngwe Saung, petite ville à l'est de la grande métropole birmane de Rangoon. Une chaise en bois, une boisson fraîche, quelques Pringles aux tomates et un coucher de soleil dans l’océan. 
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      Dessin faisant partie d’une exposition extérieure, parc de l’Indépendance à Rangoon. On demandait à des dessinateurs et photographes d’illustrer leur vision de la capitale birmane.

      Un dimanche à Rangoon, avec une soupe

      Le chauffeur de taxi me juge d’un coup d’oeil dans le rétroviseur, hésite, puis se décide: «Il faut dire Birmanie. Myanmar, c’est le nom des militaires.»
      Le chauffeur de taxi me juge d’un coup d’oeil dans le rétroviseur, hésite, puis se décide: «Il faut dire Birmanie. Myanmar, c’est le nom des militaires.»
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      Cet hôtel pourrait se vanter d’avoir des chambres avec vraiment beaucoup de vue… ce qui n’est pas le cas partout, disons. 

      Des hôtels inspirés

      Dans un voyage qui se construit au fil des jours, au gré des envies et à l’humeur du temps, il y a un moment où il faut bien chercher son prochain hôtel. 
      Dans un voyage qui se construit au fil des jours, au gré des envies et à l’humeur du temps, il y a un moment où il faut bien chercher son prochain hôtel. 
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