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    Le blogue urbain Le blogue urbain explore la ville comme espace de vie, autour de différents thèmes: transports, vélo, architecture, aménagement, étalement urbain, patrimoine. Un blogue collectif, écrit par des journalistes du Devoir passionnés de vie urbaine.

    Ménage attendu dans la restauration à Québec

    10 mars 2016 11h41 |Isabelle Porter | Le blogue urbain
    Québec — Dans la foulée du débat sur la cuisine de rue, on apprenait cette semaine que la ville se prépare à revoir les règles du jeu pour les restaurants du centre-ville. À l’heure actuelle, leur nombre est contingenté sur certaines rues, comme Saint-Jean et Cartier, mais ne l’est pas par exemple sur Grande-Allée.

    Sur la rue Cartier par exemple, des permis sont disponibles pour 23 établissements et la rue en compte déjà 22. Le même principe s’applique pour le Petit-Champlain (15 restos, 17 places), le Vieux-Port (16 pour 17), la rue Saint-Paul (10 pour 12), la rue Saint-Louis (19 places toutes comblées) et la rue Saint-Jean intra muros (20 restos, 21 places). La portion de la rue Saint-Jean qui est située dans le faubourg a aussi des contraintes, mais elles reposent sur la distance entre les restaurants qui sont au nombre de 18.

    Curieusement, la Grande-Allée ne fait pas partie des secteurs contingentés alors que c’est là qu’on en retrouve le plus (35, selon les chiffres de l’Association des commerçants). Étant donné que ce système date des années 1980, personne à la ville n’était en mesure, cette semaine, de nous expliquer pourquoi cette rue jouissait d’un traitement spécial.

    Trop de restos?

    Chose certaine, c’est notamment au nom de ce contingentement que la ville préfère attendre avant de permettre la cuisine de rue sur son territoire. « Ce n’est pas si simple que ça parce que là où voudraient aller les "food trucks", on ne peut pas ajouter d’autres restaurants», a déclaré le maire Régis Labeaume lundi en soulignant qu’il voulait aussi être solidaire des restaurateurs « payeurs de taxes » qui vivent une période difficile.

    Le maire ouvre toutefois la porte à un projet-pilote de cuisine de rue en 2017 et la ville pourrait en profiter pour faire le ménage dans son vieux système de contingentement. « C’est un contingentement depuis la fin des années 1980 qu’on n’a pas encore touché pour l’instant », a expliqué lundi soir la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux. « Mais on se penche sur la question et on se demande : « Est-ce que ça vaut la peine de continuer de cette façon-là ? ». « Est-ce qu’on devrait avoir plus de restaurants ? Moins de restaurants ? Et on inclut la cuisine de rue dans cette réflexion-là. »

    À Québec, on recense entre 700 restaurants. En ajoutant les bars laitiers et comptoirs alimentaires des centres d’achats, on parle plutôt de 1200 établissements.

    C’est l’équivalent d’un restaurant par tranche de 430 habitants, soit moins qu’à Montréal où le ratio est d’un établissement pour 374 habitants.


     












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