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    Le blogue urbain Le blogue urbain explore la ville comme espace de vie, autour de différents thèmes: transports, vélo, architecture, aménagement, étalement urbain, patrimoine. Un blogue collectif, écrit par des journalistes du Devoir passionnés de vie urbaine.

    Le placottoir, innovation pour causeurs urbains

    10 juillet 2014 15h04 |Daphnée Hacker-B. | Le blogue urbain
    Le tout premier placottoir est apparu samedi, au coin des rues Duluth et Saint-André, devant la crèmerie Léo le Glacier.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le tout premier placottoir est apparu samedi, au coin des rues Duluth et Saint-André, devant la crèmerie Léo le Glacier.
    Pour une énième fois, le Plateau-Mont-Royal s’est lancé dans un projet inusité d’aménagement public. Cette fois-ci, il s’agit du placottoir. Concept inspiré de grandes villes comme San Francisco et Vancouver, les placottoirs, ou «parklets», sont en fait des aires de détente aux allures de terrasses sur rue, installées sur des espaces de stationnements devant un commerce. La différence? Elles sont accessibles à tous, tant aux clients qu’aux passants, et le service et la vente de produits y sont interdits. 

    Le tout premier placottoir est apparu samedi, au coin des rues Duluth et Saint-André, devant la crèmerie Léo le Glacier. À peine inaugurée, la nouvelle halte à deux pas du parc Lafontaine a vite connu un franc succès. «Dès que l’entrepreneur a posé la dernière planche, les gens du quartier sont venus voir et ont été enchantés par ce lieu de rassemblement sympathique», soutient Ludovic Charron, propriétaire du commerce. Ce dernier ne cache pas sa joie de voir les passants s’approprier le placottoir avec enthousiasme, le temps de déguster ses glaces artisanales aux saveurs originales de Ricard, de melon-safran ou de campari-pamplemousse…

    M. Charron se dit convaincu que le projet contribuera à valoriser son commerce. «Cet investissement est aussi une façon de faire ma part pour enjoliver et dynamiser la rue Duluth, qui traverse une période difficile», analyse-t-il. Celui qui a acheté le glacier il y a un an vient tout juste d’investir près de 7000 $ pour l’installation du placottoir, incluant le prix du permis, d’environ 700 $. Ce permis, qui ne nécessite pas de renouvellement, représente une somme tout à fait modique comparée à celle payée par les propriétaires de terrasses privées. Ceux qui tiennent une installation extérieure réservée à leur clientèle déboursent annuellement des montants de plus de 10 000 $ en frais d’occupation du domaine public.

    «Pour les placottoirs, l’arrondissement n’impose pas de frais pour l’occupation de l’espace public étant donné que la plateforme est accessible à tous. C’est en quelque sorte un géant banc public», explique Christine Gosselin, conseillère au Plateau-Mont-Royal. Des citoyens ou commerçants ne risquent pas de broncher en voyant d’autres espaces de stationnement disparaître sous les placottoirs? «Il y aura toujours des insatisfaits. Mais on doit faire plus avec le domaine public que d’y stationner des voitures», rétorque l’élue.

    Plusieurs intéressés

    Léo Le Glacier n’aura pas le monopole du placottoir pour bien longtemps. Selon Mme Gosselin, une dizaine d’entreprises ont déjà fait connaître leur intérêt pour le projet. Des petits commerces optant pour la formule «take out», comme la Maison des pâtes sur la rue Rachel, souhaitent se doter d’un placottoir. «Je crois que les commerçants ont un rôle à jouer pour animer la vie de quartier et franchement, l'idée de voir les passants placoter devant mon commerce me plaît au plus haut point», lance Marc Chiecchio, propriétaire de la pâtisserie Marius et Fanny, sur Saint-Denis, qui devrait avoir son installation d’ici la fin de l’été.

    D’autres établissements, comme le cinéma Excentris sur Saint-Laurent, croient que le placottoir pourrait leur servir. «On n’a rien qu’un petit banc devant le cinéma, et il y a constamment des gens qui s’y assoient avant ou après les projections. Un plus grand espace ce serait certainement très populaire», confie David Lamarre, responsable des communications, ajoutant du même souffle qu’aucune décision finale n’a encore été prise.
     
     
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