Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!
    Le blogue urbain Le blogue urbain explore la ville comme espace de vie, autour de différents thèmes: transports, vélo, architecture, aménagement, étalement urbain, patrimoine. Un blogue collectif, écrit par des journalistes du Devoir passionnés de vie urbaine.

    ​Fabriquez votre ville vous-mêmes

    Les Montréalais appelés à «rêver» leur coin de rue

    13 juin 2014 15h02 |Isabelle Paré | Le blogue urbain
    Projet de verdissement réalisé l'an dernier sur la rue Gilford devant la Friperie des petits frères des pauvres.
    Photo: Crédits Centre d'écologie urbaine de Montréal Projet de verdissement réalisé l'an dernier sur la rue Gilford devant la Friperie des petits frères des pauvres.
    Vous rêvez de requinquer un coin de bitume dans votre quartier? De créer un jardin collectif? De faire naître un banc public, là il en manque cruellement? 

    Transformer sa ville, un geste à la fois. Avec une poignée de dollars. C'est un peu le credo du Centre d'écologie urbaine de Montréal (CEUM) qui, dans la foulée du mouvement Cities for People financé par une fondation privée pancanadienne, a invité cette semaine les citoyens de Montréal, Laval et Longueuil à présenter des microprojets pour transformer leur ville. 

    Des projets autonomes, financés à part entière par le privé, sans que la ville ou l'arrondissement aient leur mot à dire sur le résultat. Subversif?

    «L'idée c'est que les gens passent à l'action. On dit: 'Arrêtez d'attendre le feu vert de votre ville, de votre arrondissement'. On leur dit: 'Agissez!' et on leur donne l'argent pour le faire», explique Julie Rocheleau, directrice du CEUM, qui distribuera 15 000$  dans le cadre de cette opération lilliputienne d'aménagement urbain.

    Ce projet aux odeurs d'anarchie n'a pourtant rien d'illégal. Les projets présentés doivent se conformer aux règlements municipaux et se faire avec l'accord des propriétaires de terrain. «On ne parle pas de guérilla gardening, ou de choses comme ça», insiste la porte-parole. Les citoyens recevront jusqu'à 500$ pour concrétiser leurs projets qui pourront aller d'un mini-potager communautaire, à un projet d'art urbain, en passant dans des événements rassembleurs destinés à dynamiser la vie de quartier. 

    «Ça peut même être des projets à 100$, une projection de film en plein air dans une ruelle. Ces petits projets aident à améliorer la qualité de vie en ville et permettent aux citoyens de s'approprier leurs villes», explique Mme Rocheleau. Cette semaine, dit-elle, les projets d'agriculture urbaine ont nourri plusieurs des discussions tenues au CEUM. Inspirés par le jardinet des mal-aimées, un potager spontané créé l'an dernier sur la rue Beaubien par des riverains, d'autres citoyens souhaitent aussi troquer le béton pour les tomates et les haricots.  

    Acupuncture urbaine

    Julie Rocheleau donne d'ailleurs le nom «d'acupuncture urbaine» à ce concept de mini-projets qui viennent embellir la vie d'un quartier ou d'un bout de rue. Ciblés, mais efficaces.

    Les participants à Transforme ta ville doivent rassembler des équipes d'au moins 3 personnes, et déposer avant le 27 juin leurs projets les plus fous. Les idées retenues, annoncées au début de juillet, pourront être réalisées entre la mi-juillet et la fin septembre.

    Le Centre d'écologie urbaine de Montréal a même été choisi par le Center for a New American Dream, un organisme américain prônant la réduction de la consommation et la participation citoyenne, pour lancer un autre appel de projets intitulé Get2gether. Cette fois, c'est jusqu'à 2000$ qui pourront être offerts aux citoyens désirant mettre en peu de couleur dans le paysage urbain, si ces derniers réussissent à amasser la même somme. 

    «Ce projet a fait tâche d'huile. Nous serons en charge de mener des initiatives similaires cet été à Toronto, Calgary et Regina», affirme Mme Rocheleau.

    Le résultat? L'an dernier, Get2gether a permis de lancer un service d'échange d'outils de jardinage et de connaissances à Phoenix, en Arizona, la création d'une «banque de temps» et d'échange de services à la Nouvelle Orléans et la naissance du City Share Club, à Cambridge, au Massachusetts, un service qui livre à domicile des ustensiles et appareils électroménagers utilisés en partage. 

    Alors, des idées pour votre coin de rue? À vos marques, prêts, rêvez!
    Projet de verdissement réalisé l'an dernier sur la rue Gilford devant la Friperie des petits frères des pauvres. Plantation aux Habitations des érables Plantations aux Habitations Nelligan II
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer